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Culture

Virginie Efira et Tao Okamoto, un duo sacré sur la Croisette

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Le prix d’interprétation féminine a été décerné ex aequo à la Belge Virginie Efira et à la Japonaise Tao Okamoto pour leurs rôles dans le film « Soudain », lors de la cérémonie de clôture du 79e Festival de Cannes.

Les deux comédiennes, réunies par un même trophée, incarnent des trajectoires professionnelles bien distinctes. Virginie Efira, figure établie du cinéma français, et Tao Okamoto, mannequin devenue actrice, ont été saluées pour leur interprétation dans le long métrage de Ryūsuke Hamaguchi. Le jury cannois a souhaité mettre en lumière la connexion invisible et puissante qui unit leurs personnages, évoluant dans une maison de retraite accueillant des personnes atteintes de troubles de la mémoire.

En recevant sa récompense, Virginie Efira a évoqué une expérience transformatrice, bien plus qu’une simple aventure de tournage. Elle prête ses traits à une directrice d’établissement désireuse d’humaniser son quotidien, dont le chemin croise celui d’une metteuse en scène japonaise atteinte d’une maladie incurable, interprétée par Tao Okamoto. Pour incarner ce rôle, l’actrice belge a appris le japonais, élargissant encore un registre déjà riche. Présente également dans un autre film en compétition pour la Palme d’or, elle confirme une polyvalence remarquée, de la comédie dramatique aux rôles plus complexes, comme celui qui lui a valu un César en 2023 pour « Revoir Paris ». Celle qui avait débuté à la télévision belge puis française avouait, il y a peu, avoir longtemps dissimulé un manque d’assurance derrière un sourire.

Tao Okamoto, âgée de 41 ans, tient avec « Soudain » son premier grand rôle au cinéma. Ce mannequin francophone avait jusqu’alors effectué des apparitions dans des productions hollywoodiennes comme « Wolverine : Le Combat de l’immortel » ou « Batman v Superman ». Elle confiait récemment que sa présence à Cannes représentait le plus grand de ses rêves. Le tournage, réalisé dans un véritable établissement pour personnes âgées, l’a profondément marquée, d’autant qu’elle s’exprimait pour la première fois en français à l’écran.

Le Festival de Cannes a déjà par le passé distingué des collectifs d’actrices. En 2006, le casting féminin de « Volver » de Pedro Almodóvar avait été honoré. En 2013, la Palme d’or attribuée à « La Vie d’Adèle » avait également récompensé ses deux interprètes principales, Adèle Exarchopoulos et Léa Seydoux. Plus récemment, en 2024, un prix d’interprétation collectif avait salué les quatre actrices d’ »Emilia Perez ».

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