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_**Une saison cyclonique atlantique moins active qu’à l’accoutumée en 2026, selon la NOAA**_

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_**Les autorités américaines prévoient une activité cyclonique réduite dans l’Atlantique pour l’année à venir, tout en appelant à ne pas relâcher la vigilance face aux risques météorologiques.**_

L’agence météorologique américaine (NOAA) a annoncé jeudi s’attendre à une saison des ouragans dans l’Atlantique moins intense que la moyenne en 2026. Selon ses prévisions, un à trois ouragans majeurs pourraient se former, avec des vents atteignant ou dépassant les 180 kilomètres par heure. Neil Jacobs, responsable de l’agence, a toutefois mis en garde contre toute forme de complaisance lors d’une conférence de presse tenue à Lakeland, en Floride. Il a souligné qu’un seul cyclone violent suffisait à provoquer des dégâts considérables.

La NOAA estime à environ 55 % la probabilité d’une saison inférieure à la normale, contre 35 % pour une activité proche des standards habituels et seulement 10 % pour une saison plus intense. Ken Graham, directeur des services météorologiques américains (NWS), a insisté sur l’importance de la préparation. Il a exhorté le public à ne pas se laisser bercer par des termes comme « en dessous de la moyenne », rappelant que la prudence reste de mise.

Ces prévisions sont liées au retour attendu du phénomène El Niño, qui modifie les équilibres climatiques mondiaux. Son épisode à venir, potentiellement très marqué pour la période 2026-2027, s’ajoute au réchauffement planétaire d’origine humaine, laissant craindre des conditions météorologiques extrêmes à l’échelle du globe. El Niño, phase naturelle d’un cycle dans l’océan Pacifique, commence généralement au printemps et influe progressivement sur les températures, les vents et le climat d’autres régions. Il tend à atténuer les ouragans dans l’Atlantique tout en les renforçant dans le Pacifique.

La NOAA prévoit ainsi une activité accrue dans le centre et l’est du Pacifique, avec une probabilité de 70 % pour une saison plus intense que la normale. Cinq à neuf ouragans majeurs, de catégorie 3 à 5, ainsi que cinq à treize cyclones tropicaux y sont attendus. Le danger pour les populations y est toutefois moindre, celles-ci étant généralement moins nombreuses.

Il s’agit de la première fois depuis 2015 que l’agence américaine anticipe une saison cyclonique atlantique moins active que la normale. Cette année-là, également marquée par un épisode El Niño, quatre ouragans dont deux majeurs s’étaient formés. Ken Graham a rappelé que des incertitudes subsistent quant au déroulement précis de chaque saison et que les prévisionnistes ne se prononcent pas sur la probabilité que ces phénomènes touchent les terres.

En 2025, Melissa, le dernier des quatre ouragans majeurs de l’année, a été classé parmi les plus puissants jamais enregistrés. Il a frappé la Jamaïque avec des vents atteignant près de 300 kilomètres par heure. Une étude menée par l’Imperial College de Londres a conclu que le changement climatique d’origine humaine avait rendu cet ouragan quatre fois plus probable. La saison des ouragans dans l’Atlantique s’étend de début juin à fin novembre, tandis que dans le Pacifique, elle commence dès la mi-mai.

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