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100 produits sains à prix coûtant la proposition qui met la pression sur les supermarchés

Un député écologiste veut obliger les distributeurs à vendre un panier de cent aliments bénéfiques pour la santé sans faire de marge. Derrière ce texte…

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100 produits sains à prix coûtant la proposition qui met la pression sur les supermarchés

Un député écologiste veut obliger les distributeurs à vendre un panier de cent aliments bénéfiques pour la santé sans faire de marge. Derrière ce texte, 37 associations espèrent une loi d’urgence face à la hausse des prix.

L’idée est simple mais radicale. Garantir à tous les consommateurs l’accès à une centaine de produits sains en les vendant à leur prix de revient strict, sans que les grandes surfaces puissent y ajouter le moindre bénéfice. C’est la proposition de loi déposée mardi 7 juillet par le député écologiste Boris Tavernier. Le texte reprend une demande formulée dès le début du mois d’avril par 37 associations dans une lettre ouverte adressée au Premier ministre Sébastien Lecornu. Ces organisations réclamaient alors une loi d’urgence pour « l’accès à un panier de produits sains vendus à prix coûtant ». Aujourd’hui, elles saluent dans un communiqué un texte « équilibré, réaliste et applicable ».

Concrètement, le dispositif imposerait aux distributeurs de proposer en permanence une sélection de denrées alimentaires reconnues pour leur impact positif sur la santé publique. Le prix de vente ne pourrait pas dépasser le prix coûtant, ni plus ni moins. L’objectif, explique l’élu dans son exposé des motifs, est d’instaurer une « neutralité économique ». Les supermarchés ne perdraient pas d’argent sur ce panier, mais ils n’en gagneraient pas non plus. Une logique de services plutôt que de rentabilité. Et pour ne pas fragiliser les enseignes, le député précise que ces produits ne représenteraient « qu’une part très limitée des centaines de références alimentaires » déjà présentes dans les rayons.

Derrière cette initiative, un constat qui fâche. Manger sain coûte cher, et les inégalités d’accès à une alimentation de qualité ne cessent de se creuser. « Pouvoir se nourrir sainement ne devrait dépendre ni du niveau de revenu, ni du lieu de résidence », insiste Boris Tavernier. Le député doit présenter son texte mercredi à la presse. Reste à savoir si le gouvernement et les grandes surfaces accepteront de limiter leurs marges sur une centaine de produits essentiels. La pression des associations, elles, ne faiblit pas.

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