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Animateur relaxé malgré les accusations de neuf enfants de 3 à 5 ans

Le tribunal a estimé que les déclarations des enfants n’étaient pas assez fiables pour condamner David G. pour agressions sexuelles. En revanche, l’homme…

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Animateur relaxé malgré les accusations de neuf enfants de 3 à 5 ans

Le tribunal a estimé que les déclarations des enfants n’étaient pas assez fiables pour condamner David G. pour agressions sexuelles. En revanche, l’homme de 36 ans a été reconnu coupable de harcèlement sur deux collègues et écope de huit mois de prison avec sursis.

David G. était animateur périscolaire dans une école maternelle du 11e arrondissement de Paris. Entre septembre 2024 et avril 2025, neuf enfants âgés de 3 à 5 ans l’ont accusé d’attouchements sur leurs parties intimes. Ils disaient qu’il les touchait, les faisait asseoir sur ses genoux, les appelait « mon amoureuse » ou « mon bébé ». Mais mardi, le tribunal correctionnel de Paris l’a relaxé pour ces faits. Motif invoqué : un « doute très sérieux » sur la réalité des gestes. Les juges ont noté des variations dans les récits des enfants et estimé que leurs premières déclarations avaient pu être orientées par leurs parents.

À la barre, David G. avait nié avec fermeté. Il assurait qu’il fallait « être psychopathe » pour faire ce qu’on lui reprochait. Ses gestes ? De simples « maladresses », disait-il, dues à un manque de formation. Il avait porté des enfants, les avait installés sur ses genoux, leur avait donné des surnoms affectueux. Rien de sexuel, selon lui. Pourtant, deux de ses collègues l’ont accusé de harcèlement sexuel. Là, le tribunal l’a jugé coupable. Il écope de huit mois de prison avec sursis, d’une obligation de soins et d’une inscription au fichier des auteurs d’infractions sexuelles. Une inscription qui lui interdit à vie de travailler au contact d’enfants.

La décision a provoqué la colère des parents. Dans la salle d’audience, certains ont crié au « simulacre » avant d’éclater en sanglots. Une mère raconte que sa fille de trois ans a soudain fait pipi au lit, a eu des infections urinaires, des cauchemars. « Comment voulez-vous influencer des symptômes ? », lance-t-elle. Une autre maman dit s’être sentie « coupable d’avoir porté plainte ». Pour elle, la France ne protège pas les enfants face aux pédocriminels. Le collectif SOS périscolaire dénonce une « impunité répétée ». Le parquet a fait appel. L’affaire de l’école Alphonse Baudin avait déjà déclenché une cascade de signalements dans la capitale. C’est la deuxième fois qu’un animateur soupçonné est relaxé. Le doute, une fois de plus, a profité à l’accusé.

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