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La guerre des primaires à gauche le casse-tête du PS et des Verts avant 2027

Avant la présidentielle de 2027, le Parti socialiste et les Ecologistes peinent à se mettre d’accord sur la façon de choisir leur champion. Entre primaire…

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La guerre des primaires à gauche le casse-tête du PS et des Verts avant 2027

Avant la présidentielle de 2027, le Parti socialiste et les Ecologistes peinent à se mettre d’accord sur la façon de choisir leur champion. Entre primaire ouverte aux sympathisants et vote réservé aux militants, les divisions s’aggravent.

Le Parti socialiste n’a toujours pas trouvé la formule magique pour désigner son candidat à l’Élysée. Mardi soir, son Conseil national n’a pas réussi à trancher. Résultat, deux propositions seront soumises au vote des militants le 9 juillet. Les deux textes reconnaissent la nécessité d’une primaire au sein de l’arc social-démocrate, mais ils divergent sur le qui et le comment. Le premier secrétaire Olivier Faure défend une primaire ouverte aux sympathisants, avec une participation de deux euros, et associant les Ecologistes et d’autres formations de gauche hors LFI. Pour lui, il faut un grand élan populaire. De l’autre côté, ses opposants, menés par le chef des députés Boris Vallaud, veulent un vote réservé aux militants socialistes et aux membres d’organisations alliées comme Place publique. Ils laissent la porte ouverte à Raphaël Glucksmann ou à Bernard Cazeneuve, sans exclure François Hollande. Le débat se crispe sur une question simple faut-il ouvrir le vote au plus grand nombre ou le confier aux seuls militants du parti?

Ce n’est pas un simple désaccord technique, c’est le reflet d’une gauche profonde qui ne parvient pas à s’unir. Olivier Faure a lancé à ses opposants un « de quoi avez-vous peur » qui en dit long sur la méfiance réciproque. Boris Vallaud a retourné la question, accusant le premier secrétaire de douter des militants socialistes. Derrière ces mots, des ambitions personnelles se cachent plusieurs socialistes sont déjà candidats, comme Jérôme Guedj ou Karim Bouamrane. Et pendant que le PS se déchire, les autres forces politiques avancent Horizons et Renaissance ont déjà leur candidat, le RN en a même deux. La situation exaspère les partisans d’une primaire large. Les Ecologistes, Debout, Génération.s et L’Après ont écrit aux socialistes pour prévenir ils ne soutiendront pas un candidat qui ne serait pas issu d’un processus de sélection démocratique.

Chez les Verts, le brouillard est tout aussi épais. Marine Tondelier, leur cheffe, veut une primaire de toute la gauche et s’est déjà portée candidate. Mais face à l’impasse, elle a lancé une consultation de ses militants du 1er au 6 juillet pour acter qu’en cas d’échec, la campagne des Ecologistes continuera autour de sa propre candidature. Cette décision a provoqué une rébellion interne. Lors d’un conseil fédéral extraordinaire, des opposants ont proposé une motion pour garder toutes les options ouvertes, y compris celle de ne pas avoir de candidat autonome et de se ranger derrière une autre personnalité de gauche. Certains, comme le sénateur Yannick Jadot, penchent pour Raphaël Glucksmann. D’autres, comme Sandrine Rousseau, veulent rejoindre Jean-Luc Mélenchon, qui leur a déjà tendu la main. Treize parlementaires écologistes, dont la cheffe des députés Cyrielle Chatelain, ont appelé à sortir du tête-à-tête avec le PS et à ouvrir des discussions avec La France insoumise et le Parti communiste. Le vote se poursuit jusqu’à mercredi minuit, et personne ne sait encore de quel côté penchera la balance.

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