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Trump ravive la peur rouge pour diviser les démocrates
Le président américain agite l’épouvantail du communisme contre ses adversaires progressistes. Une vieille technique politique qui a déjà fait ses…


Le président américain agite l’épouvantail du communisme contre ses adversaires progressistes. Une vieille technique politique qui a déjà fait ses preuves, de la Première Guerre mondiale au maccarthisme.
Donald Trump a lancé une nouvelle offensive rhétorique pour les élections de mi-mandat. Devant le mont Rushmore, il a dénoncé une résurgence de la menace communiste aux États-Unis. Selon lui, les immigrants en seraient les principaux vecteurs, en apportant des idées contraires au mode de vie américain. Le président a même qualifié ce supposé regain de cancer et de menace la plus sérieuse depuis la fondation du pays.
Derrière ces accusations se cache une technique bien éprouvée aux États-Unis. Appelée red baiting, elle consiste à assimiler les progressistes à des communistes pour les discréditer. Cette méthode a déjà été utilisée lors de la première Peur rouge après la Première Guerre mondiale, puis à l’époque du maccarthisme. Trump a grandi dans ce climat de paranoïa et il le ressuscite aujourd’hui en ciblant l’aile gauche du Parti démocrate, où plusieurs candidats progressistes ont récemment remporté des investitures.
Les démocrates sont en effet divisés entre modérés et progressistes, et Trump cherche à exploiter ces fractures. En qualifiant ses opposants de marxistes, il espère effrayer l’électorat modéré mais l’impact électoral de cette stratégie reste incertain. La guerre froide est terminée depuis plus de trente ans, et il est plus difficile de mobiliser contre un ennemi qui n’existe plus. Certains observateurs estiment que Trump n’a rien à proposer concrètement et préfère agiter un épouvantail idéologique pour masquer son absence de projet.
Reste à savoir si cette rhétorique portera ses fruits en novembre. Les électeurs américains rejettent majoritairement le communisme, mais ils sont aussi sensibles aux problèmes concrets comme le logement ou le pouvoir d’achat. En misant sur la peur rouge, Trump prend le risque de paraître déconnecté des préoccupations quotidiennes des Américains.
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