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Macron à Damas une visite historique pour sceller la reconstruction syrienne

Emmanuel Macron devient le premier dirigeant occidental à se rendre en Syrie depuis la chute de Bachar al-Assad. Au programme discussions sur l’unité du…

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Macron à Damas une visite historique pour sceller la reconstruction syrienne

Emmanuel Macron devient le premier dirigeant occidental à se rendre en Syrie depuis la chute de Bachar al-Assad. Au programme discussions sur l’unité du pays et un forum économique pour attirer les investisseurs.

Le président français a posé le pied à Damas lundi soir, une première pour un dirigeant d’une grande puissance occidentale depuis la fin de la guerre civile. Accueilli par Ahmad al-Chareh, l’homme fort de la transition syrienne, Macron a commencé par des rencontres informelles. Les deux hommes se sont affichés en bras de chemise dans un restaurant du vieux Damas puis dans la célèbre mosquée des Omeyyades, une image forte pour montrer la proximité retrouvée entre Paris et Damas.

Ce mardi, le programme est plus officiel. Avant de s’asseoir avec al-Chareh au palais présidentiel, Macron échange d’abord avec des représentants de la société civile syrienne. L’objectif est clair insister sur l’unité et la pluralité d’une Syrie qui panse encore les plaies de treize années de guerre. Ensuite, place aux affaires avec un forum économique dédié à la reconstruction du pays. La Syrie veut redevenir la porte de l’Orient vers l’Europe, selon des analystes. Des routes maritimes et terrestres alternatives vers l’Irak et le Golfe sont dans le viseur.

Mais pour l’instant, les investisseurs restent prudents. Pourtant, al-Chareh a promis des opportunities colossales dans le tourisme, l’agriculture et l’industrie, y compris une commande de huit avions à Airbus. Plusieurs grands patrons français accompagnent Macron, comme Rodolphe Saadé de CMA-CGM et Patrick Pouyanné de TotalEnergies. Des accords pourraient être signés, même si la méfiance demeure. Macron devrait aussi rappeler l’importance de respecter le Liban voisin et de ne pas laisser Israël s’ingérer en Syrie. Il insistera également sur l’inclusion pacifique des Kurdes et la protection des minorités, alors que le pays a connu des massacres d’alaouites en mars 2025 et des affrontements avec des druzes. De son côté, al-Chareh s’est engagé en ce sens. Après Damas, Macron file à Ankara pour le sommet de l’Otan, où le dossier syrien sera discuté avec Erdogan. Pendant ce temps, le dirigeant syrien rencontre Donald Trump à Washington. Le pari français d’accompagner cette transition, malgré les critiques en France sur le passé jihadiste d’al-Chareh, semble tracer une nouvelle voie diplomatique.

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