Économie
BYD claque la porte des rumeurs Maserati
Le géant chinois de l’auto met les choses au clair il n’a jamais été question de sauver la marque italienne en difficulté. Sa patronne explique pourquoi…


Le géant chinois de l’auto met les choses au clair il n’a jamais été question de sauver la marque italienne en difficulté. Sa patronne explique pourquoi et dévoile ses vrais plans pour conquérir l’Europe.
La nouvelle avait enflammé les gazettes italiennes Stellantis serait en train de chercher un partenaire pour relancer Maserati, son joyau en crise. Et le nom de BYD circulait dans les couloirs. Mais la dirigeante du constructeur chinois, Stella Li, a mis fin aux spéculations dans un entretien aux Echos. « Nous avons d’excellentes relations avec les dirigeants de Stellantis, mais nous ne discutons pas de ce sujet », a-t-elle tranché. Interrogée sur la beauté de la marque au trident, elle a botté en touche un « est-ce que cela ne nous éloignerait pas trop de notre propre voie » qui en dit long. Pour BYD, l’heure n’est pas au rachat de gloires anciennes, mais à la construction d’une image neuve en Europe.
Maserati n’est « pas à vendre », avait pourtant affirmé le patron de Stellantis en juin, tout en reconnaissant que des « partenariats » étaient envisagés. Un plan de relance doit être présenté fin 2026. Mais BYD ne sera pas le sauveur. Stella Li a des priorités bien différentes pour le Vieux Continent. Son objectif est clair « positionner BYD comme un constructeur local ». Elle veut que dans dix ans, les gens perçoivent BYD comme une marque européenne. Un défi de taille, car elle admet que le processus a « pris du retard ». « En Chine ou au Brésil, il nous faut deux ou trois mois pour nous implanter. Ici, cela prend trop de temps. Cela ne me plaît pas, et je dois régler ce problème. » Les droits de douane incertains compliquent la donne, mais la dirigeante reste déterminée.
L’autre chantier est celui d’une usine de batteries en Europe. « Nous avons effectivement un plan », confie Stella Li, mais des détails restent à régler. Surtout, elle conditionne cet investissement « colossal » à un environnement favorable. « Si le pays est ouvert, favorable aux investissements chinois, sans conflits, sans que la Chine soit prise pour cible, alors nous investirons sans hésiter. » Un message politique clair, alors que l’Europe durcit ses positions. Enfin, la question d’une entrée de BYD en Formule 1 est étudiée, mais aucune décision n’est prise. Pour l’instant, le constructeur préfère tracer sa propre route, loin des sirènes du sauvetage de Maserati.
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