Monde
La colère de Trump contre l’Europe éclabousse le sommet de l’Otan à Ankara
Le président américain a réservé ses flèches aux alliés européens tout en célébrant son « ami » Erdogan. En coulisses, l’Otan a dégainé des milliards de…


Le président américain a réservé ses flèches aux alliés européens tout en célébrant son « ami » Erdogan. En coulisses, l’Otan a dégainé des milliards de contrats pour tenter de calmer le jeu.
Donald Trump n’a pas mâché ses mots. Arrivé à Ankara pour un sommet de l’Otan, il a d’abord égratigné ses partenaires européens, les accusant de ne pas avoir été au rendez-vous pendant l’offensive américaine en Iran. « J’ai été très déçu par l’Otan », a-t-il lancé, avant d’ajouter que sans la Turquie comme pays hôte, il aurait peut-être tout simplement boycotté le rendez-vous. Mais face au président turc Recep Tayyip Erdogan, le ton a changé. Trump a parlé d’une « alchimie » entre eux, qualifié son homologue d’ami, et trouvé même un mot aimable pour la cheffe du gouvernement italien Giorgia Meloni, pourtant récemment en froid avec lui.
Pour éviter que la grogne américaine ne gâche tout, le secrétaire général de l’Otan Mark Rutte a annoncé une série de contrats d’armement. « Des milliards, littéralement des milliards de dollars » vont être signés entre pays membres et entreprises des deux côtés de l’Atlantique, a-t-il promis. Selon des diplomates, le montant total dépasse les 50 milliards. Un gros contrat a été confirmé avec le suédois Saab pour remplacer les avions de reconnaissance Awacs fabriqués par Boeing. Airbus, de son côté, fournira un dixième avion ravitailleur A330 MRTT à la flotte de l’Otan. L’idée est claire montrer à Trump que les Européens prennent la défense au sérieux.
Ce même sommet a aussi été marqué par l’arrivée du président ukrainien Volodymyr Zelensky. Il a plaidé pour une adhésion rapide de son pays à l’Otan, arguant que l’Ukraine dispose désormais d’une industrie de défense parmi les plus performantes d’Europe, surtout dans le domaine des drones. « Pensez-vous vraiment qu’il faille laisser à l’extérieur un pays avec ce niveau de capacités ? », a-t-il demandé. Plusieurs membres de l’Alliance y sont favorables, mais les États-Unis freinent. Zelensky a aussi réclamé plus de « détermination » pour la défense aérienne de son pays. Trump, lui, a estimé que Zelensky et le président russe Vladimir Poutine voulaient « tous les deux conclure un accord ». Et sur le Groenland, il a réitéré son intérêt sans les menaces du début de l’année.
À lire aussi





Faits DiversEn Ligne 5 joursLe pare-feu sauvage du Cap-Ferret devant la justice



PlanèteEn Ligne 7 joursLe narval et sa corne mythique livrent leur secret à la science



PlanèteEn Ligne 3 joursQuand la mer avance, ces restaurants de plage n’ont plus le droit de rester



SociétéEn Ligne 2 joursJuifs orthodoxes dans les Alpes, une phrase déclenche la polémique



Faits DiversEn Ligne 4 joursElle a filmé, fui et fait tomber un magnat des assurances



PolitiqueEn Ligne 3 joursAvec une foule record à leurs universités d’été, les Insoumis sentent la victoire proche



EuropeEn Ligne 4 joursNigel Farage réélu mais rattrapé par l’enquête sur ses finances



PolitiqueEn Ligne 2 joursLe maillot de foot qui fait campagne pour Mélenchon a envahi la Drôme








