Politique
Le coup de massue des ténors de gauche contre la patronne du RN après sa condamnation
La décision de justice qui autorise Marine Le Pen à se présenter à la présidentielle n’apaise rien à gauche, bien au contraire. Les responsables PS…

La décision de justice qui autorise Marine Le Pen à se présenter à la présidentielle n’apaise rien à gauche, bien au contraire. Les responsables PS, écologistes et communistes haussent le ton et dénoncent une candidate « délinquante » entravée par un bracelet électronique.
La sentence est tombée et elle est cinglante. Boris Vallaud, patron des députés PS, ne mâche pas ses mots. Pour lui, Marine Le Pen est une « délinquante » point barre. Il rappelle que la justice l’a reconnue coupable de détournement de fonds publics et que son parti a écopé de la même condamnation. Alors, se demande-t-il, peut-on vraiment se présenter devant les électeurs quand on a été jugé coupable ? Son collègue Olivier Faure enfonce le clou en exigeant de l’exemplarité de la part de quiconque brigue la plus haute fonction de l’État.
Le verdict de la Cour d’appel de Paris ouvre pourtant la voie à une quatrième candidature de la leader d’extrême droite. Sa peine d’inéligibilité a été réduite à quinze mois ferme, déjà purgés. Mais elle risque de faire campagne avec un bracelet électronique à la cheville. Un scénario que Marine Le Pen elle-même avait jugé incompatible avec une liberté de mouvement totale, conditionnant sa candidature à l’absence de toute entrave. Elle doit d’ailleurs s’exprimer au journal de 20 heures de TF1 pour annoncer sa décision finale.
À gauche, on continue de monter au créneau. Fabien Roussel, secrétaire national du Parti communiste, est catégorique. Une condamnation, même aménagée, ne permet pas de se présenter devant les Français. Mais il prend soin de préciser qu’il respecte la décision de justice et ne critique pas les juges, contrairement au RN. Marine Tondelier, cheffe des Écologistes, va plus loin. Elle estime que Marine Le Pen est une « privilégiée » qui a bénéficié d’une grande mansuétude, notamment en passant en appel aussi vite. Le bracelet électronique, ajoute-t-elle, semble peu compatible avec une campagne présidentielle. François Ruffin renchérit en affirmant que ce boîtier à la cheville est le marqueur du degré de corruption du pays.
Interrogé depuis la Syrie, Emmanuel Macron a choisi de ne pas commenter cette affaire. Pour lui, il est sain que le président de la République ne s’exprime pas sur des décisions de justice. Une position de principe qu’il a tenue à rappeler, même depuis l’étranger.
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