Économie
L’État français met son grain de sel dans le rachat de Pierre & Vacances
L’État vient de donner un coup de pouce décisif à l’offre de rachat du groupe émirati Mubadala Capital sur Pierre & Vacances-Center Parcs. En apportant…


L’État vient de donner un coup de pouce décisif à l’offre de rachat du groupe émirati Mubadala Capital sur Pierre & Vacances-Center Parcs. En apportant ses parts, il rapproche le projet du seuil fatidique des 80% du capital nécessaire pour conclure l’opération.
C’est une pièce maîtresse qui vient de tomber sur l’échiquier du tourisme français. Le groupe Pierre & Vacances-Center Parcs (PVCP) a annoncé que l’État, via son fiduciaire Pristine, s’engageait à apporter 11,5% de son capital à l’offre publique d’achat lancée par le fonds émirati Mubadala Capital. Un geste qui n’est pas anodin alors que l’horizon se resserre. L’offre, dévoilée le 22 juin dernier, a déjà reçu le feu vert du conseil d’administration et le soutien des trois principaux actionnaires historiques, les fonds Fidera, Benefit Street Partners et l’investisseur Atream. Ensemble, ils pèsent 58,6% du capital. Mais pour que l’opération aboutisse, il faut atteindre 80% d’ici au 17 juillet. L’engagement de l’État fait donc passer le total à plus de 70%, réduisant l’urgence à convaincre les autres actionnaires.
Concrètement, Pristine agit en tant que fiduciaire pour le compte de l’État français et d’anciens établissements prêteurs du groupe. Elle ne gère pas seulement 11,5% du capital de PVCP, mais aussi 38,8% des bons de souscription d’actions réservés aux créanciers. Ces BSA sont des instruments financiers qui pourront être convertis en actions, renforçant encore le poids de l’État dans le futur actionnariat. En signant cet engagement d’apport, l’État envoie un signal fort aux autres investisseurs. Il montre qu’il croit à la solidité du projet porté par Mubadala Capital, un fonds qui n’est pas un inconnu dans le secteur des loisirs. Il a notamment détenu une participation majoritaire dans le groupe de parcs Looping jusqu’en 2023.
PVCP n’est pas un petit poucet. Avec un chiffre d’affaires de près de 2 milliards d’euros en 2025, le groupe possède des marques bien connues des vacanciers, comme Maeva et Adagio. L’offre de Mubadala valorise l’ensemble à environ un milliard d’euros. Si tout se passe comme prévu, le dépôt officiel de l’offre est attendu pour le premier trimestre 2027, sous réserve du feu vert des autorités réglementaires. En attendant, la course aux 80% continue. L’État a posé sa carte. Reste à savoir si les autres actionnaires suivront le mouvement.
À lire aussi





ÉconomieEn Ligne 7 joursLe durian chasse le café des hauts plateaux vietnamiens



PolitiqueEn Ligne 5 joursJordan Bardella écarte la police du vêtement et promet un référendum sur l’islamisme



Faits DiversEn Ligne 4 joursPatrick Bruel renonce à sa tournée mais promet de continuer à se défendre



SportsEn Ligne 6 joursDjibril Sidibé voit rouge 43 secondes après son entrée en jeu



PolitiqueEn Ligne 6 joursGabriel Attal recadre Édouard Philippe et le renvoie vingt ans en arrière



ÉconomieEn Ligne 7 joursLa chaleur a grillé le maïs du Sud-Ouest et les producteurs sonnent l’alerte



Faits DiversEn Ligne 3 joursLe député Sébastien Delogu passe huit heures en garde à vue après une vive dispute avec des policiers



PolitiqueEn Ligne 7 joursOlivier Faure jette ses forces dans la bataille pour 2027








