Économie
À Paris, les ventes d’appartements plongent de 24% en 2026
Le marché immobilier parisien est en pleine dégringolade. Crédits rares, rénovations coûteuses et contexte international pèsent lourd sur les transactions.


Le marché immobilier parisien est en pleine dégringolade. Crédits rares, rénovations coûteuses et contexte international pèsent lourd sur les transactions.
En ce début 2026, le marché de l’immobilier à Paris traverse une mauvaise passe. Sur les cinq premiers mois de l’année, les ventes d’appartements ont chuté de 24 % par rapport à la même période en 2025. Pourtant, les prix restent stables autour de 9 530 euros le mètre carré en moyenne. Cette baisse des volumes s’explique en partie par un effet de rattrapage. En avril 2025, les droits de mutation ont grimpé à 5 %, ce qui avait poussé de nombreux acheteurs à précipiter leur achat pour éviter la hausse d’impôt. Du coup, comparer le premier trimestre 2025 à celui de 2026 donne une image un peu faussée. Le ralentissement actuel est aussi le contrecoup de cette ruée de l’an dernier.
Les banques mettent aussi leur grain de sable dans l’engrenage. Obtenir un prêt immobilier est devenu bien plus compliqué. Les refus se multiplient et l’apport personnel exigé par les établissements bancaires s’est nettement alourdi. Les crédits-relais, qui permettent d’acheter un nouveau bien avant d’avoir vendu l’ancien, sont de plus en plus rares. Quand ils sont accordés, ils ne couvrent plus que 50 % de la valeur du logement, contre 70 % auparavant. Un signe clair : les banquiers n’ont plus vraiment confiance dans le marché parisien, comme le souligne une représentante des notaires du Grand Paris.
Autre frein de taille : le diagnostic de performance énergétique, le fameux DPE. À Paris, près de 60 % des logements sont classés E, F ou G, ce qui en fait des passoires thermiques. Les immeubles haussmanniens, très répandus dans la capitale, sont particulièrement coûteux à rénover. Résultat : beaucoup d’acheteurs potentiels renoncent, découragés par les travaux à prévoir. Et le contexte international n’arrange rien. Les tensions en Iran alimentent l’inflation et plombent le moral des ménages. Les professionnels du secteur espèrent un rebond à la rentrée, mais rien n’est moins sûr.
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