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Le mental d’Alex De Minaur a lâché à Wimbledon

L’Australien, sixième mondial, a été éliminé dès les huitièmes de finale par l’Italien Flavio Cobolli. Après le match, il a lâché une confession terrible…

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Le mental d'Alex De Minaur a lâché à Wimbledon

L’Australien, sixième mondial, a été éliminé dès les huitièmes de finale par l’Italien Flavio Cobolli. Après le match, il a lâché une confession terrible sur ses limites psychologiques.

Alex De Minaur encaisse un coup dur. Très dur. Celui qui visait les quarts de finale à Wimbledon est tombé en trois petits sets face à Flavio Cobolli. Pourtant, l’Australien partait avec les faveurs des pronostics. Il venait de jouer la finale à Bois-le-Duc, il se sentait bien sur gazon. Mais sur le court, c’est l’Italien qui a dicté sa loi en 2h35. « J’ai joué l’un de mes meilleurs matchs sur gazon », a savouré Cobolli après sa victoire. De Minaur, lui, a reconnu la supériorité de son adversaire. « Il a répondu présent dans les moments décisifs », a-t-il concédé. Mais le vrai coup de massue est venu après. L’Australien n’a pas cherché d’excuses. Il a livré un constat brutal sur lui-même. « Je ne suis juste pas assez fort mentalement. Voilà comment je l’explique. » Une phrase qui claque. Une déclaration qui en dit long sur son état d’esprit.

Ce n’est pas un accident isolé. À 27 ans, De Minaur en est à sa quinzième apparition en deuxième semaine d’un Grand Chelem. Et à chaque fois, il bute avant les quarts. Un mur infranchissable. Pourtant, la porte du top 5 mondial lui est ouverte. Il pourrait même y entrer dans la semaine, selon le classement. Mais sur le terrain, ça coince. « Si je joue à mon vrai niveau, ce n’est pas un matchup qui me dérange, surtout sur cette surface. Mais si je me freine moi-même, c’est compliqué », a-t-il expliqué. Ce frein, c’est mental. Et ça le ronge. « On traverse des moments où l’on sent des opportunités à saisir, pour passer au niveau supérieur. Mais quand on échoue sans cesse, on finit par douter. On se demande si l’on parviendra vraiment à percer. » Des mots qui révèlent une fragilité intérieure. De Minaur avoue que ces doutes le détruisent de l’intérieur.

La question est désormais de savoir s’il peut se relever. La saison ne fait que commencer. Mais l’aveu est violent. Ce n’est pas une simple défaite technique, c’est un coup dans l’ego. Pour franchir ce cap, l’Australien va devoir travailler sur lui-même, sur sa tête. Le tennis est un sport où le mental fait souvent la différence. Surtout en Grand Chelem. De Minaur a le talent. Il a le classement. Mais sans la force intérieure, il risque de rester coincé dans ce plafond de verre qui le poursuit depuis des années. Les prochains tournois diront s’il parvient à digérer cet échec ou s’il s’enfonce un peu plus dans le doute.

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