Politique
Free parties et rodéos motorisés la nouvelle loi sécurité qui divise
Le gouvernement veut durcir les règles contre les free parties, les rodéos sauvages et le protoxyde d’azote. Ce texte clé arrive dans l’hémicycle mardi…


Le gouvernement veut durcir les règles contre les free parties, les rodéos sauvages et le protoxyde d’azote. Ce texte clé arrive dans l’hémicycle mardi soir, après un parcours chaotique en commission.
Les députés s’apprêtent à débattre d’un paquet de mesures sécuritaires. Le plus gros morceau, c’est la proposition de loi dite « Ripost », portée par Laurent Nuñez. Déjà adoptée au Sénat, elle dispose d’une majorité théorique grâce au camp présidentiel et au Rassemblement national. Pourtant, son examen en commission fin juin a tourné au vinaigre. Beaucoup de députés de droite et du bloc central étaient absents. Résultat, plusieurs articles clés ont été rejetés d’emblée. La gauche, après avoir vidé une bonne partie du texte, a finalement voté pour, permettant son adoption. Une situation paradoxale que le gouvernement espère corriger dans l’hémicycle.
Parmi les mesures les plus polémiques, l’article 2 veut faire de la participation à une free party un délit. Jusqu’ici, seule l’organisation était réprimée. Désormais, contribuer de près ou de loin à la préparation ou au déroulement de ces fêtes illégales pourrait valoir deux ans de prison et 30 000 euros d’amende. La simple participation serait punie de six mois d’emprisonnement et 7 500 euros d’amende, ou d’une amende forfaitaire de 500 euros. Plusieurs manifestations ont déjà eu lieu en France pour protester, mais le gouvernement ne lâche rien. L’exécutif justifie ces mesures par la nécessité de garantir plus de sécurité au quotidien.
D’autres sujets promettent des débats houleux. Le gouvernement veut aussi étendre les interdictions administratives de stade aux cas d’incitation à la haine et à la discrimination, et élargir leur périmètre aux fan zones et cortèges. Des mesures plus consensuelles sont également prévues, comme le durcissement des sanctions contre les rodéos urbains, l’interdiction de vendre du protoxyde d’azote aux particuliers, ou encore la lutte contre les explosifs détournés. Le texte prévoit aussi une peine complémentaire de suspension du permis en cas d’usage de stupéfiants, et le doublement de l’amende forfaitaire pour les consommateurs de drogue, passant de 200 à 500 euros. L’ambiance est d’autant plus tendue que le délibéré du procès de Marine Le Pen est attendu dans l’après-midi, et que deux autres textes régaliens sont examinés ce mardi. Une pétition contre le volet sur les armes à feu des policiers a déjà récolté près de 250 000 signatures.
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