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Les Français étouffent sous une deuxième canicule en trois semaines

L’été 2024 enchaîne les records de chaleur, avec 61 départements placés en vigilance orange et un risque d’incendies jugé élevé. Entre températures…

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Les Français étouffent sous une deuxième canicule en trois semaines

L’été 2024 enchaîne les records de chaleur, avec 61 départements placés en vigilance orange et un risque d’incendies jugé élevé. Entre températures extrêmes, sécheresse et restrictions d’eau, le quotidien devient un combat pour des millions de personnes.

L’indicateur thermique national atteint des sommets. Lundi, la moyenne des températures diurnes et nocturnes sur une trentaine de stations de référence a grimpé à 25,8°C. C’est plus de deux degrés de mieux que dimanche, et largement au-dessus du seuil de 23,4°C maintenu trois jours d’affilée, le critère officiel pour parler de vague de chaleur. Cet épisode est le deuxième de l’année après celui de la mi-juin. Et il s’inscrit dans une tendance lourde depuis 1947, la 53e canicule recensée, dont plus de la moitié sont survenues après 2010.

Ce nouvel assaut thermique, qualifié de sévère et durable, fait grimper le mercure entre 35 et 38°C sur la majeure partie du pays mardi, avec des pointes jusqu’à 41°C dans le Sud-Ouest. Seuls les Hauts-de-France, les côtes de la Manche et l’est de l’Hexagone échappent aux températures suffocantes. Les plus fragiles doivent redoubler de prudence, comme ces enfants emmenés dans un parc équipé d’un brumisateur à Grenoble. « On essaie de les rafraîchir comme on peut, on achète des piscines, on les met dans l’eau. Ça fait deux ou trois ans que ça se fait. Il faut s’habituer malheureusement », témoigne une assistante maternelle. À Anglet, un adolescent de 14 ans confie avoir mal dormi à cause de la chaleur, et son petit frère a vomi en pleine nuit. Leur père, intérimaire de 51 ans, se dit inquiet pour la suite de l’été.

Les travailleurs en extérieur aussi doivent s’adapter. À Rennes, un égoutier a vu ses horaires décalés pour éviter le pic de chaleur. « On commençait à 5 heures du matin, maintenant c’est 7 heures-14h30 et ça va sans doute durer tout l’été », explique-t-il. Malgré ces précautions, l’organisme accuse le coup, surtout après la vague. Parallèlement, la sécheresse aggrave les risques d’incendies. Un gigantesque feu dans les Pyrénées-Orientales a déjà brûlé près de 5 000 hectares et forcé l’évacuation de 12 000 personnes. Dans la Drôme, un autre sinistre s’est étendu sur 1 400 hectares. Le risque est qualifié de très élevé dans trois départements mardi, et élevé dans 61 autres. En Bretagne, des feux d’artifice prévus pour le 14 juillet sont annulés. Les nappes phréatiques baissent, et les préfectures multiplient les restrictions d’eau, y compris pour l’irrigation agricole dans des zones en crise comme le Limousin. Un phénomène que les scientifiques relient directement au changement climatique, les épisodes de chaleur devenant plus fréquents et plus intenses.

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