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Canal+ assume sa réponse aux signataires d’une tribune hostile à Vincent Bolloré

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Le groupe Canal+ ne souhaite plus financer les films des artistes ayant signé une pétition contre Vincent Bolloré, mais dément l’existence d’une liste noire.

Le directeur général de Canal+, Maxime Saada, a revendiqué vendredi la position de son groupe concernant les signataires d’une tribune critiquant son actionnaire principal Vincent Bolloré. Il a toutefois rejeté les accusations de mise en place d’une liste noire. Interrogé lors de l’assemblée générale de la chaîne, après une controverse née au Festival de Cannes, il a comparé la situation à une intrusion dans son domicile. Selon lui, si quelqu’un insulte une personne en la traitant de fasciste puis sollicite un financement, il est naturel de refuser.

Au-delà des critères artistiques et commerciaux, Maxime Saada a indiqué qu’un nouvel élément serait désormais pris en compte dans l’examen des dossiers de financement de films. Il s’agit de l’attitude des porteurs de projets envers Canal+ et du préjudice éventuellement causé à la chaîne. Le dirigeant a précisé que le débat ne portait pas sur la liberté d’expression mais sur l’atteinte portée à la réputation de Canal+, premier financeur du cinéma français.

Il a dénoncé les termes employés dans la tribune, notamment l’association du nom de Canal+ à une vision fasciste de l’imaginaire collectif. Il a également évoqué les sifflets entendus lors de projections cannoises contre le logo de la chaîne, y voyant un préjudice réputationnel. Cependant, il a fermement nié avoir jamais évoqué l’existence d’une liste noire. Il a assuré qu’il n’était pas question de traquer les techniciens signataires ni de cesser de financer les films auxquels ils participent.

Publiée mi-mai, cette tribune dénonçait l’influence croissante de l’extrême droite dans le secteur cinématographique, en visant directement Vincent Bolloré, milliardaire conservateur. Parmi les signataires figuraient des personnalités comme Swann Arlaud, Juliette Binoche, Jean-Pascal Zadi ou encore le réalisateur Robin Campillo.

Maxime Saada a par ailleurs défendu Vincent Bolloré, soulignant que c’était grâce à lui que Canal+ avait été redressé alors que le groupe perdait 400 millions d’euros par an en France. Il a rappelé que sans cette intervention, le financement du cinéma aurait pu disparaître. Enfin, il a précisé que Canal+, désormais indépendant après la scission de Vivendi fin 2024, n’était pas contrôlé par Vincent Bolloré, même si ce dernier en reste l’actionnaire de référence.

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