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Faits Divers

La fournaise en classe : une institutrice raconte le calvaire du quotidien

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Dans une école de Nouvelle-Aquitaine, une professeure des écoles décrit des salles de cours où la chaleur devient insupportable, avec des températures atteignant 35 degrés, mettant en péril la santé des enfants et des adultes.

Une enseignante de cours préparatoire, qui exerce dans un quartier prioritaire de Nouvelle-Aquitaine, a livré un témoignage saisissant sur les conditions de travail éprouvantes auxquelles elle et ses élèves sont confrontés lors des épisodes de canicule. Son établissement, un bâtiment vétuste construit dans les années 1960, emmagasine la chaleur dès l’aube, avec des températures flirtant avec les 30 degrés le matin pour dépasser les 34 degrés en cours de journée. Selon elle, la configuration des lieux absorbe la chaleur sans jamais la restituer, rendant l’atmosphère étouffante dès le mois de mai. Malgré l’installation de rideaux thermiques par la direction, l’air reste irrespirable, et aucune solution pérenne n’a été trouvée pour remédier à cette situation.

Face à cette impasse, les équipes pédagogiques sont contraintes de faire preuve d’imagination pour protéger leurs élèves. Elles organisent des sorties dans un supermarché climatisé, des promenades au parc ou installent les enfants dans le sous-sol, où la fraîcheur est plus supportable. La mairie a fourni du matériel, mais celui-ci s’avère inutilisable. L’institutrice raconte avoir reçu un tuyau d’arrosage dépourvu d’embout adapté, rendant son emploi impossible. L’impact de ces fortes chaleurs sur la santé des enfants est préoccupant. L’année passée, deux élèves de CP ont été victimes de malaises accompagnés de vomissements. Cette année, bien que les nausées aient été évitées, des maux de tête persistent, malgré une hydratation renforcée. La professeure se dit désemparée et s’interroge sur sa capacité à tenir le cap, alors que les syndicats et le personnel de l’école alertent depuis plusieurs années sur l’urgence de la situation.

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