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Faits Divers

Huit lycéennes arrêtées après l’incendie meurtrier d’un pensionnat au Kenya

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Seize jeunes filles ont péri dans le brasier qui a ravagé un dortoir dans la nuit de mercredi à jeudi. Les autorités ont interpellé huit pensionnaires soupçonnées d’avoir volontairement mis le feu.

Les investigations menées par la police kényane ont conduit à l’arrestation de huit élèves d’un internat féminin de Gilgil, à une centaine de kilomètres au nord de Nairobi. Elles sont suspectées d’avoir participé à la préparation et à l’exécution de l’incendie qui a dévasté un dortoir dans la nuit du 27 au 28 mai. Le sinistre a coûté la vie à seize adolescentes et fait soixante-dix-neuf blessées. Selon un communiqué officiel, les enquêteurs recueillent les témoignages et analysent l’ensemble des indices disponibles pour reconstituer la chronologie des faits, établir les circonstances précises et déterminer le mobile de cet acte présumé.

Les corps des seize victimes ont été retrouvés dans le dortoir situé à l’étage supérieur d’un bâtiment de deux niveaux. Cette structure pouvait accueillir jusqu’à deux cent soixante-dix élèves, répartis sur cent trente-cinq lits superposés. Les autorités n’ont pas précisé combien de pensionnaires se trouvaient dans le dortoir au moment où le feu s’est déclaré, peu après minuit. Les experts poursuivent leurs travaux pour identifier le point de départ des flammes, analyser les traces de combustion, déterminer la présence éventuelle d’accélérants et inspecter les installations électriques.

La pratique de l’internat est très répandue au Kenya, un héritage de l’époque missionnaire et de la colonisation britannique. Le pays d’Afrique de l’Est a connu de nombreux incendies meurtriers dans ses établissements scolaires, avec plus d’une douzaine de sinistres recensés depuis 2024. Ce phénomène, attribué tantôt à la vétusté des équipements, tantôt à des actes délibérés d’élèves, avait atteint un pic en 2016. Cette année-là, cent dix-sept incendies volontaires avaient frappé des établissements d’enseignement secondaire en l’espace de trois mois seulement.

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