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Sous les projecteurs la nuit, Radio France se fait taper sur les doigts

Le régulateur de l’audiovisuel met en demeure le groupe public pour avoir relégué les représentants du Rassemblement national à des horaires de très…

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Sous les projecteurs la nuit, Radio France se fait taper sur les doigts

Le régulateur de l’audiovisuel met en demeure le groupe public pour avoir relégué les représentants du Rassemblement national à des horaires de très faible audience. Une décision qui relance le débat brûlant sur la neutralité des médias de service public à l’approche de la présidentielle.

L’Arcom a épinglé Radio France. Son constat est simple et sans appel entre le 1er janvier et le 31 mars, les chiffres parlent d’eux-mêmes. Sur France Inter, près de 60% du temps de parole accordé au RN a été diffusé entre minuit et 5h59 du matin. Sur France Info, ce taux monte à plus de 70%. Autrement dit, les responsables du parti d’extrême droite ont été cantonnés à des créneaux où l’audience est quasi inexistante. Le régulateur estime que c’est un manquement aux règles du pluralisme politique.

Radio France ne nie pas les faits mais avance une explication technique. Un porte-parole du groupe parle d’une « erreur technique » qui n’aurait pas correctement comptabilisé les temps de parole de jour et de nuit depuis janvier. Il assure que ce n’est pas volontaire et que le problème est en train d’être corrigé. Pourtant ce n’est pas la première fois que la question se pose. L’Arcom rappelle qu’elle avait déjà adressé des avertissements à Radio France en 2025 et en 2026 sur le même sujet. La mise en demeure est l’ultime avertissement avant une possible sanction financière si la situation se reproduit.

Le Rassemblement national a immédiatement réagi avec virulence. Marine Le Pen juge le « comportement » de Radio France « plus supportable ». Jordan Bardella dénonce sur X une mise à l’écart « sciemment » du « premier parti de France et de ses millions d’électeurs ». Il appelle le gouvernement et les dirigeants de l’audiovisuel public à mesurer la « gravité de cette atteinte démocratique ». Cette affaire s’inscrit dans un contexte plus large le pluralisme dans les médias publics est au cœur des tensions. Une commission d’enquête parlementaire a récemment secoué le secteur, certains députés accusant France Télévisions et Radio France de manquer de neutralité. Le gouvernement promet des mesures concrètes dès l’été pour mieux contrôler l’impartialité. Par ailleurs, l’Arcom doit bientôt se prononcer sur la chaîne CNews, également épinglée pour un traitement de faveur envers la droite et l’extrême droite. Le débat est loin d’être clos.

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