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Curtis le pitbull condamné à mort, son maître échappe à la prison ferme

Christophe Ellul a écopé de quatre ans de prison avec sursis pour la mort de sa compagne Elisa Pilarski, enceinte et mordue par son chien en 2019. Le…

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Curtis le pitbull condamné à mort, son maître échappe à la prison ferme

Christophe Ellul a écopé de quatre ans de prison avec sursis pour la mort de sa compagne Elisa Pilarski, enceinte et mordue par son chien en 2019. Le tribunal a aussi ordonné l’euthanasie de l’animal, malgré une mobilisation citoyenne qui a déjà réuni plus de 110 000 signatures.

Le verdict est tombé ce jeudi 11 juin. Christophe Ellul, 32 ans, a été reconnu coupable d’homicide involontaire sur la personne de sa compagne Elisa Pilarski, 29 ans, alors enceinte de six mois. Il écope de quatre années de prison entièrement assorties d’un sursis, une peine qui lui évitera la détention. En plus de cette condamnation, le tribunal lui a ordonné de verser 90 000 euros de dommages et intérêts à la mère de la victime, et 60 000 euros à son oncle. Mais une autre décision a particulièrement marqué les esprits : son chien Curtis, un pitbull de six ans, devra être euthanasié.

Les faits remontent au mois de novembre 2019, en forêt de Retz, dans l’Aisne. Ce jour-là, Elisa Pilarski promenait le chien de son compagnon alors qu’une chasse à courre se déroulait non loin. Elle avait été retrouvée morte, le corps couvert de morsures canines. L’autopsie avait révélé que les blessures étaient bien celles d’un chien, et Curtis s’était imposé comme le principal suspect. Lors du procès, la procureure de Soissons, Laureydane Ortuno, a estimé que l’animal avait été “excité” par l’ambiance de la chasse, comparant celle-ci à un “concours de mordant”. C’est cette excitation, combinée à une absence de contrôle de la part de son maître, qui aurait conduit à l’attaque mortelle.

Cette décision d’euthanasier Curtis a suscité une vive émotion. Devant le tribunal de Soissons, des défenseurs de l’animal se sont rassemblés, pancartes à la main, pour plaider sa grâce. “Il y a trop de doutes, on ne peut pas être sûr que c’est Curtis le responsable”, a lancé une manifestante. Deux pétitions en ligne ont été lancées pour tenter de sauver le pitbull. La première a déjà recueilli plus de 80 000 signatures, la seconde près de 30 000. Pendant ce temps, Curtis attend dans le box d’un chenil de Haute-Garonne, entre l’espoir d’une grâce et l’ombre de l’euthanasie. L’affaire ne fait que commencer à susciter des débats sur la responsabilité des maîtres et le sort réservé aux animaux impliqués dans des drames judiciaires.

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