Politique
Pourquoi un ancien Premier ministre français parle d’une « humiliation historique » pour les États-Unis en Iran
Alors qu’un accord de paix semble imminent entre Washington et Téhéran, Dominique de Villepin est catégorique. Loin d’être une victoire, ce deal serait…


Alors qu’un accord de paix semble imminent entre Washington et Téhéran, Dominique de Villepin est catégorique. Loin d’être une victoire, ce deal serait selon lui la plus grande débâcle de la puissance américaine depuis des décennies.
L’ancien chef de la diplomatie française ne mâche pas ses mots. Invité sur une chaîne d’info, Dominique de Villepin a qualifié l’issue du conflit avec l’Iran d’échec « magistral » pour les États-Unis. Il compare cette situation aux guerres du Vietnam ou d’Afghanistan, mais avec une nuance de taille. Cette fois, pas d’images choc d’hélicoptères en fuite ni d’avions abandonnés. Pourtant, prévient-il, les conséquences sur le leadership américain seront tout aussi lourdes, voire plus. Washington a perdu la partie sans même avoir perdu une bataille décisive.
Pour comprendre ce raisonnement, il faut regarder du côté de Téhéran. L’Iran n’a pas vaincu militairement les États-Unis. Mais il a survécu. Et c’est là toute la clé, selon l’ancien Premier ministre. Dans un conflit asymétrique, le plus puissant ne gagne jamais s’il n’a pas des objectifs clairs et limités. La résistance suffit pour transformer un rapport de force. L’Iran a tenu bon face à la première puissance mondiale et en sort politiquement renforcé, notamment vis-à-vis des monarchies du Golfe et des autres grandes nations. C’est une leçon que l’histoire répète, de l’empire romain à l’empire napoléonien.
Pendant ce temps, Donald Trump continue de jouer la carte de l’optimisme. Il a rencontré Emmanuel Macron en marge du G7 et promet que le détroit d’Ormuz sera « complètement ouvert » d’ici vendredi. Mais ces déclarations sonnent creux pour Dominique de Villepin. L’accord annoncé est bien plus une concession qu’une victoire. L’Amérique sauve les apparences, mais elle sort affaiblie de ce bras de fer. Le message est clair pour le reste du monde. Résister à Washington peut payer. Et ça, c’est une révolution silencieuse qui pourrait redessiner les équilibres géopolitiques.
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