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Pourquoi la Bourse de Paris retient son souffle

Les investisseurs oscillent entre prudence et inquiétude ce vendredi. La faute à Apple et Microsoft qui viennent d’augmenter leurs prix, ravivant les…

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Pourquoi la Bourse de Paris retient son souffle

Les investisseurs oscillent entre prudence et inquiétude ce vendredi. La faute à Apple et Microsoft qui viennent d’augmenter leurs prix, ravivant les doutes sur la santé du secteur technologique.

À l’ouverture, le CAC 40 a perdu 0,41% pour tomber à 8 396,79 points. La veille, l’indice parisien avait pourtant grignoté 0,55%. Mais un vent de méfiance souffle à nouveau sur la tech. Les géants américains de l’intelligence artificielle ont dopé les marchés pendant des mois grâce à leurs investissements massifs. Aujourd’hui, les analystes se demandent si ces dépenses faramineuses rapporteront vraiment.

Le déclic est venu de Cupertino. Apple a annoncé jeudi qu’elle augmentait le prix d’une grande partie de ses produits, en raison de l’envolée du coût des puces mémoire liée à l’IA. Sa chute de 6% à Wall Street a immédiatement refroidi les ardeurs. Dans la foulée, Microsoft a emboîté le pas en gonflant le prix de ses consoles Xbox de 100 à 150 dollars, à partir du 1er août. Même prétexte, même crainte. Les investisseurs redoutent que ces hausses ne cassent la demande et n’étranglent les marges, au risque de freiner les investissements dans l’IA.

Les conséquences se lisent directement dans les cours. À Paris, STMicroelectronics perdait 2,44% et Soitec 3,30%. Les deux entreprises, très exposées aux semi-conducteurs, sont en première ligne. Le pétrole ajoute à la nervosité générale. Après un sursaut jeudi lié à un cargo endommagé au large d’Oman, les prix repartent à la baisse ce vendredi. Le baril de Brent recule de 2,38% à 73,47 dollars, tandis que le WTI américain cède 2,41% à 70,19 dollars.

En parallèle, une autre actualité agite les marchés financiers. L’arbitrage entre l’assureur Covéa et le réassureur Scor a rendu son verdict. La justice oblige Scor à indemniser Covéa à hauteur de 488,3 millions de dollars, soit environ 429,3 millions d’euros. Cette somme avait déjà été en partie provisionnée par Scor, ce qui limite l’impact sur son résultat net du deuxième trimestre à 50 millions d’euros. L’action Scor grignotait 0,31% à 31,92 euros.

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