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La France suffoque encore mais la vigilance baisse dans l’Ouest

La canicule historique qui a mis 72 départements en alerte maximale commence à reculer par endroits, mais les hôpitaux parisiens sont débordés et les…

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La France suffoque encore mais la vigilance baisse dans l'Ouest

La canicule historique qui a mis 72 départements en alerte maximale commence à reculer par endroits, mais les hôpitaux parisiens sont débordés et les premiers décès liés à la chaleur sont signalés.

Onze départements de l’Ouest et du Sud-Ouest ont quitté jeudi soir le niveau rouge pour passer en vigilance orange. Un soulagement local, mais le pic de chaleur a été terrible. L’indicateur thermique national a atteint 30°C, égalant la journée la plus chaude jamais enregistrée en France. Dans les Landes, le thermomètre est monté à 42,6°C. À Paris, les services d’urgence sont en surcapacité. Le nombre d’hospitalisations ne cesse d’augmenter, au point que la préfecture a interdit la vente d’alcool sur la voie publique pour éviter les malaises aggravés. Dans les Hauts-de-France, les appels au Samu ont bondi de 30% par rapport à l’année dernière.

Les conséquences humaines se précisent. Le ministère de la Santé a reconnu les premiers décès probablement liés aux températures extrêmes. Un homme de 69 ans est mort après un malaise à Angers, une femme de 91 ans en Moselle. Et un enfant de trois ans a perdu la vie après être resté enfermé dans une voiture dans le Val-d’Oise. La nuit de mercredi à jeudi a été la plus chaude jamais mesurée en France, empêchant les corps de récupérer. Quelque 42 millions de personnes restent vendredi en zone rouge, du Sud-Ouest au Nord-Est.

Les écoles aussi craquent. Environ 3 500 établissements ont fermé leurs portes jeudi, et 10 000 ont adapté leurs horaires. Les syndicats d’enseignants appellent à la grève, jugeant les conditions de travail inacceptables. Les plus précaires souffrent en silence dans les rues, contraints de tourner en rond entre l’ombre et les déplacements imposés par les forces de l’ordre. Le système nucléaire n’est pas épargné deux réacteurs supplémentaires ont été mis à l’arrêt pour respecter les limites de température des fleuves. La SNCF a supprimé en moyenne 10% de ses trains depuis le début de l’épisode. Et ce n’est pas qu’en France près de 100 millions d’Européens subissent des températures au-dessus de 35°C. L’été ne fait que commencer et beaucoup redoutent déjà la suite.

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