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Pétrole en chute libre et tech en plein doute le jour où les négociations USA-Iran ont tout changé
Les espoirs de paix au Moyen-Orient ont fait plonger le brut et secoué les géants de la Silicon Valley. En Europe, le départ de Starmer et les craintes…


Les espoirs de paix au Moyen-Orient ont fait plonger le brut et secoué les géants de la Silicon Valley. En Europe, le départ de Starmer et les craintes sur le luxe animent les Bourses.
Les investisseurs du monde entier ont suivi de près l’évolution des pourparlers entre les États-Unis et l’Iran. Lancées dimanche, ces discussions doivent aboutir à un document final sous un délai de 60 jours renouvelables. Les médiateurs pakistanais et qatari ont salué des progrès encourageants. Pour marquer cet apaisement, Washington a suspendu pour deux mois les sanctions qui pesaient sur le pétrole iranien. Dans la foulée, le trafic dans le détroit d’Ormuz a repris de façon soutenue. Cette offre supplémentaire de brut arrive au moment où la demande reste molle à cause des prix toujours élevés. Le baril de Brent a chuté de 3,31% à 77,90 dollars et son équivalent américain, le WTI, a perdu 2,32% à 74,82 dollars.
À Wall Street, les valeurs technologiques ont dévissé. Le Nasdaq a reculé de 1,32% tandis que le Dow Jones, plus traditionnel, a grappillé 0,29%. Alphabet, la maison mère de Google, a dégringolé de 5% après le départ de deux spécialistes de l’intelligence artificielle partis chez des concurrents. Dans son sillage, Nvidia, Microsoft, Apple et Amazon ont tous fini dans le rouge. Mais le grand plongeon du jour est signé SpaceX. Entré en Bourse il y a seulement dix jours, le géant de l’aérospatiale a chuté de plus de 16%. Les analystes pointent des prises de bénéfices après des participations importantes et des inquiétudes sur les énormes besoins de liquidités nécessaires pour financer ses ambitions.
En Europe, Londres a bien résisté avec une hausse de 0,72% portée par les banques. La démission de Keir Starmer, qui reste en poste le temps d’organiser sa succession, n’a pas perturbé le Footsie 100. En revanche, l’arrivée possible d’Andy Burnham, jugé plus à gauche, inquiète les marchés obligataires. Le taux d’intérêt britannique à dix ans est remonté à 4,81%. Dans le même temps, le secteur du luxe a perdu du terrain dans toute l’Europe. Hermès a plongé de 5,90% à Paris après une note de Kepler Cheuvreux prévoyant une baisse des marges au premier semestre. LVMH, Kering, Moncler et Burberry ont également cédé du terrain.





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