Monde
Pékin tend une bouée de sauvetage à son allié birman
Le président chinois Xi Jinping a promis un soutien sans faille à la Birmanie lors de la visite de son homologue Min Aung Hlaing à Pékin. Une rencontre…


Le président chinois Xi Jinping a promis un soutien sans faille à la Birmanie lors de la visite de son homologue Min Aung Hlaing à Pékin. Une rencontre qui ravive les liens entre deux partenaires malmenés par la guerre civile et les trafics.
Xi Jinping a choisi ses mots avec soin. Mardi, face au président birman Min Aung Hlaing, le dirigeant chinois a déclaré que son pays soutenait pleinement la défense de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de la Birmanie. Un message fort adressé à un régime isolé depuis le coup d’État de 2021. Car c’est bien Min Aung Hlaing, alors chef des armées, qui a renversé le gouvernement élu d’Aung San Suu Kyi pour prendre le pouvoir. Depuis, le pays est plongé dans une guerre civile dévastatrice.
Pékin joue un rôle ambigu dans ce conflit. La Chine alterne entre soutien à l’armée birmane, aux groupes rebelles et médiation pour des trêves, le tout en fonction de ses intérêts stratégiques et économiques. Elle a notamment appuyé des élections contestées qui ont permis à Min Aung Hlaing de devenir président, tout en écartant le parti de l’opposition. Xi Jinping a insisté sur la nécessité pour la Birmanie de trouver un équilibre entre développement et sécurité, une voie adaptée à ses conditions nationales. Une façon de légitimer un pouvoir que la communauté internationale regarde avec méfiance.
Mais les relations ne sont pas au beau fixe. Depuis plusieurs années, les centres d’escroquerie en ligne dans les zones frontalières communes empoisonnent les liens. Ces réseaux criminels recrutent et piègent des citoyens chinois dans des arnaques aux cryptomonnaies. Xi Jinping a appelé son homologue à lutter sans relâche contre ces fraudes, mais aussi contre les jeux d’argent en ligne et le trafic de drogue. Malgré ces tensions, la Birmanie reste un fournisseur clé de terres rares pour la Chine, des minerais indispensables à ses technologies vertes. Une dépendance qui explique en partie la main tendue de Pékin. Min Aung Hlaing doit encore rencontrer le Premier ministre chinois avant de repartir. Son deuxième déplacement officiel depuis qu’il a pris la tête du pays.
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