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Pas le choix, la Sécu serre la vis sur les arrêts maladie

À partir de septembre, votre médecin ne pourra plus vous prescrire un arrêt de travail de plus d’un mois d’un coup. Un nouveau décret vient de tomber, et…

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Pas le choix, la Sécu serre la vis sur les arrêts maladie

À partir de septembre, votre médecin ne pourra plus vous prescrire un arrêt de travail de plus d’un mois d’un coup. Un nouveau décret vient de tomber, et il change la donne pour des millions de salariés.

Publié samedi 13 juin au Journal officiel, ce texte fixe des limites inédites pour les arrêts de travail. Concrètement, la première prescription ne pourra plus dépasser 31 jours. Et si vous avez besoin d’une prolongation, elle sera plafonnée à 62 jours maximum. Jusqu’ici, aucune règle de ce genre n’existait les médecins pouvaient prescrire sans limite de durée. Le gouvernement justifie ce tour de vis par l’explosion des dépenses de l’Assurance maladie. En 2025, les indemnités journalières ont coûté près de 18 milliards d’euros. Et le taux d’absentéisme frôlait les 5 % en 2024, avec 21 jours d’absence en moyenne par salarié.

Mais attention, ce n’est pas un couperet aveugle. Le texte prévoit des exceptions si l’état de santé du patient le justifie. Le médecin pourra toujours aller au-delà des plafonds, à condition de bien le motiver. La mesure avait été présentée en avril dernier avec une version encore plus sévère une première limite à 15 jours. Finalement, le gouvernement a reculé à 31 jours, sous la pression des syndicats qui dénoncent une atteinte au droit à la santé.

Ce n’est pas le seul changement qui attend les salariés. Un deuxième décret, publié le même jour, encadre désormais la durée des indemnités en cas d’accident du travail ou de maladie professionnelle. Le versement sera limité à quatre ans maximum. Cette règle entrera en vigueur en 2027. Le message est clair l’État veut responsabiliser tout le monde, des médecins aux patients, pour garder la Sécurité sociale à flot. Mais pour les malades chroniques ou ceux qui subissent un accident grave, la question reste de savoir si ces plafonds ne vont pas, au contraire, les fragiliser.

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