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Pas d’accord au rabais avec l’Iran prévient le chef de la diplomatie américaine

Le secrétaire d’État américain Marco Rubio met en garde contre des concessions trop larges. Il craint un chaos mondial si l’Iran impose un péage dans le…

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Pas d'accord au rabais avec l'Iran prévient le chef de la diplomatie américaine

Le secrétaire d’État américain Marco Rubio met en garde contre des concessions trop larges. Il craint un chaos mondial si l’Iran impose un péage dans le détroit d’Ormuz.

Marco Rubio ne veut pas brader la position américaine. En déplacement dans le Golfe, il a clairement fait comprendre que son pays ne signerait pas n’importe quel accord avec Téhéran. L’enjeu principal reste le détroit d’Ormuz, ce passage maritime stratégique où transite 20% du commerce mondial d’hydrocarbures avant la guerre. L’Iran envisage d’y imposer des droits de passage, une idée que Washington rejette catégoriquement. Pour Rubio, accepter un tel précédent reviendrait à laisser une épidémie de péages illégaux se propager à travers les voies navigables du globe.

Les tensions ne se limitent pas à Ormuz. Le volet nucléaire iranien reste une épine dans le pied des négociateurs. L’AIEA a promis des inspections mais sans date précise. Téhéran maintient son droit à une filière civile complète tout en niant vouloir la bombe. Parallèlement, l’Iran accuse l’Otan de complicité dans la guerre menée par les États-Unis et Israël, pointant du doigt l’Italie et la Roumanie pour avoir prêté leurs bases aériennes. Ces accusations compliquent encore la recherche d’un compromis durable.

Washington doit aussi rassurer ses alliés du Golfe, qui ont subi des attaques iraniennes pendant le conflit. Rubio leur promet que l’accord final ne menacera ni leur sécurité ni leur prospérité. Mais le roi de Bahreïn évoque des incertitudes qui pèsent sur la région. Au Liban, le Hezbollah accuse Israël de violer le cessez-le-feu après une frappe de drone meurtrière. Une réunion technique est prévue fin juin en Suisse entre les deux parties, mais les divergences restent profondes. Le cours du pétrole, lui, est redescendu à 72 dollars le baril, signe que les marchés espèrent une issue pacifique.

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