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Paris va-t-il basculer vers la semaine de quatre jours

Une convention citoyenne de parents d’élèves rend ses conclusions sur les rythmes scolaires à Paris. Entre scandale de violences sexuelles et malaise des…

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Paris va-t-il basculer vers la semaine de quatre jours

Une convention citoyenne de parents d’élèves rend ses conclusions sur les rythmes scolaires à Paris. Entre scandale de violences sexuelles et malaise des animateurs, le choix est délicat.

Depuis le 18 mai, 80 parents d’élèves tirés au sort planchent sur une question qui agite la capitale. Faut-il garder la semaine de quatre jours et demi dans les écoles parisiennes ou passer à quatre jours comme 90% des communes françaises ? Leur avis est très attendu, surtout dans un climat tendu. Depuis le début de l’année 2026, la Ville a suspendu 132 animateurs, dont 52 pour des suspicions de violences sexuelles ou sexistes. Un chiffre qui, selon le maire Emmanuel Grégoire, révèle un problème « systémique ». Pour rassurer, il a débloqué 20 millions d’euros pour refonder le périscolaire. Mais les syndicats dénoncent un sous-effectif chronique et une pression qui monte.

Les positions sont tranchées. Emmanuel Grégoire s’est dit personnellement favorable au maintien des 4,5 jours, arguant que ce rythme colle mieux à la biologie des enfants. La fédération de parents FCPE partage cet avis, mais reconnaît que l’organisation actuelle à Paris « n’est pas satisfaisante ». À l’inverse, l’opposition municipale, menée par la sénatrice LR Agnès Evren, pousse pour un retour à la semaine de quatre jours. Selon elle, c’est le seul moyen d’avoir un périscolaire de qualité. Elle critique le recrutement massif et bâclé d’animateurs après la réforme de 2013. Une mission d’information du Sénat sur les violences sexuelles dans le périscolaire vient d’ailleurs d’être lancée, avec Agnès Evren comme rapporteure.

Les 14 000 animateurs parisiens, pour la plupart vacataires, retiennent leur souffle. Ils réclament des recrutements et une meilleure stabilité. Deux grèves ont déjà eu lieu depuis l’élection d’Emmanuel Grégoire fin mars. Les syndicats dénoncent aussi un climat de suspicion généralisée. Certains animateurs seraient suspendus pour des gestes comme avoir séparé une bagarre. De son côté, le maire prévient qu’une éventuelle réorganisation ne pourra pas entrer en vigueur dès la rentrée de septembre. Les parents de la convention doivent trancher ce mardi soir entre sécurité, qualité éducative et conditions de travail. Leur décision pèsera lourd sur l’avenir de l’école à Paris.

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