Nous rejoindre sur les réseaux

Politique

« On ne l’a plus revue après 2020 » : les ossements de sa compagne retrouvés sous la maison, un homme de 72

Des voisins avaient cessé de voir la femme depuis plusieurs années. C’est dans le vide sanitaire d’une maison de Bannalec, dans le Finistère, que ses…

Article

le

« On ne l'a plus revue après 2020 » : les ossements de sa compagne retrouvés sous la maison, un homme de 72 ans mis en examen pour meurtre

Des voisins avaient cessé de voir la femme depuis plusieurs années. C’est dans le vide sanitaire d’une maison de Bannalec, dans le Finistère, que ses restes ont été découverts le 6 juin. Son compagnon, un septuagénaire placé sous tutelle, vient d’être mis en examen.

Tout commence par une absence qui devient trop longue pour être anodine. Dans cette petite commune bretonne, les voisins n’avaient plus croisé la femme depuis le début de la pandémie. « Ils se disputaient beaucoup pendant le Covid, en 2020. On les entendait crier parfois. Puis plus rien », raconte l’un d’eux. Pendant des années, le silence a remplacé les cris. Jusqu’à ce que des ossements humains soient découverts le 6 juin dans le vide sanitaire de la maison. Le parquet de Quimper a ouvert une enquête.

L’expertise médico-légale a permis d’identifier formellement les restes. Ils appartiennent à l’ancienne compagne du propriétaire des lieux, un homme aujourd’hui âgé de 72 ans. Ce dernier n’habitait plus la maison depuis plusieurs mois en raison de son état de santé physique et psychique. Une mesure de tutelle était même envisagée à son encontre. Il a été mis en examen pour meurtre sur conjoint et atteinte à l’intégrité d’un cadavre. Placé sous contrôle judiciaire, il est désormais suivi par le pôle criminel de Brest. L’enquête doit encore déterminer les circonstances exactes de la mort, mais les premiers éléments plongent ce dossier dans la longue liste des féminicides en France.

Car ce drame s’inscrit dans une réalité nationale glaçante. Selon les derniers chiffres officiels publiés en octobre 2024, 107 femmes ont été tuées par leur conjoint ou ex-conjoint cette année-là. Soit une hausse de 11% par rapport à 2023. Derrière les chiffres, il y a des vies qui s’éteignent dans le huis clos des maisons, des voisins qui ne voient plus, des disparitions qui passent sous les radars. À Bannalec, l’enquête devra faire la lumière sur ces années de silence.

À lire aussi

Click to comment

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Les + Lus