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Netanyahu remet son avenir politique en jeu

À 76 ans, le Premier ministre israélien officialise sa candidature pour les législatives d’octobre. Entre procès pour corruption, guerres inachevées et…

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Netanyahu remet son avenir politique en jeu

À 76 ans, le Premier ministre israélien officialise sa candidature pour les législatives d’octobre. Entre procès pour corruption, guerres inachevées et une relation compliquée avec Donald Trump, le pari est loin d’être gagné.

Benjamin Netanyahu se relance dans la bataille électorale. Son parti, le Likoud, a annoncé mercredi sur Telegram qu’il briguerait un nouveau mandat. L’homme qui a gouverné Israël plus longtemps que quiconque espère encore déjouer les pronostics. Mais le contexte est lourd de tensions. Depuis 2023, le pays est engagé sur trois fronts majeurs à Gaza, au Liban et face à l’Iran. Les objectifs affichés par Netanyahu n’ont pas été pleinement atteints. La destruction des capacités militaires du Hamas, la neutralisation durable du Hezbollah et la dissuasion stratégique contre l’Iran restent en suspens.

Le leader de 76 ans est aussi empêtré dans un procès pour corruption qui dure depuis plus de cinq ans. Il tente d’obtenir une grâce présidentielle. Parallèlement, ses relations avec l’allié américain se tendent. Donald Trump, interrogé récemment sur l’envie de Netanyahu de se représenter, a estimé qu’il s’agissait d’une question ouverte. Il a salué une carrière extraordinaire avant de glisser un je ne sais pas qui en dit long. Plusieurs épisodes récents, notamment sur la guerre avec l’Iran, ont révélé des divergences d’approche entre les deux hommes.

Netanyahu fait face à de vives critiques en Israël. Beaucoup le tiennent pour responsable de l’échec sécuritaire du 7 octobre 2023, quand le Hamas a lancé son attaque sans précédent. L’opposition l’accuse d’avoir fragilisé la cohésion nationale avec sa réforme judiciaire controversée et sa gestion de la guerre à Gaza. Revenu au pouvoir fin 2022, il gouverne avec une coalition d’extrême droite mais sans majorité absolue à la Knesset depuis le départ des partis ultra-orthodoxes, qui s’opposaient à la conscription des étudiants religieux. Il ne dispose plus que de 60 sièges sur 120.

Sa candidature est loin de faire l’unanimité. Un sondage paru mardi indique que 61% des Israéliens ne pensent pas qu’il devrait se présenter à nouveau. Pourtant, une autre enquête place le Likoud en tête des intentions de vote, avec une courte avance sur la liste commune de l’opposition. Mais aucun bloc ne semble en mesure de former un gouvernement, tant l’électorat est fragmenté. Netanyahu, surnommé Bibi, a souvent survécu là où on l’attendait au tournant. Cette fois, le chant du cygne ou l’énième exploit se jouera dans les urnes.

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