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Movistar claque-t-il la porte du peloton ?

L’opérateur historique Telefonica veut couper les ponts avec le cyclisme professionnel. Un contrat pourtant valable jusqu’en 2029 ne suffit plus à retenir…

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Movistar claque-t-il la porte du peloton ?

L’opérateur historique Telefonica veut couper les ponts avec le cyclisme professionnel. Un contrat pourtant valable jusqu’en 2029 ne suffit plus à retenir un sponsor qui juge l’aventure trop coûteuse.

L’information a secoué le petit monde du vélo. Selon des révélations économiques, le groupe Telefonica chercherait à se débarrasser de son engagement auprès de l’équipe Movistar. Pas question d’attendre la fin du bail signé jusqu’en 2029. La raison est simple. Le cyclisme professionnel est devenu un gouffre financier. Les 25 millions d’euros versés chaque année pèsent lourd dans la balance. Et les exigences ne cessent de grimper. Face à l’inflation des budgets chez les cadors comme UAE Emirates ou Red Bull, Telefonica estime que l’équation ne tient plus.

Plusieurs pistes sont déjà sur la table. Le géant espagnol des télécoms envisage de revendre son contrat de sponsoring à un repreneur. Une autre option consisterait à partager les coûts avec d’autres marques, une forme de co-sponsoring. Pour trancher, le groupe a mandaté le cabinet YouFirst, un spécialiste du conseil sportif. L’objectif est clair. Trouver une issue gagnante pour tout le monde, à la fois pour le sponsor présent dans le peloton depuis 2011 et pour l’équipe dirigée par Eusebio Unzué. En parallèle, Telefonica recentre ses activités loin de l’Amérique du Sud pour se concentrer sur l’Espagne, ce qui réduit la marge de manœuvre.

Ce désengagement annoncé envoie un signal inquiétant à tout le cyclisme professionnel. Déjà cet hiver, l’équipe Arkea-B&B Hotels a disparu faute de sponsor. Visma-Lease a Bike est en quête d’un nouveau partenaire pour gonfler son enveloppe. Si Movistar quittait la scène, ce serait une nouvelle claque pour un modèle économique qui vacille. Car sans un bailleur de fonds solide, même une structure historique peut plier. Le temps presse pour trouver une solution avant que la roue ne tourne trop vite.

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