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Marion Maréchal tend la main à Bruno Retailleau et défie les calculs partisans

L’eurodéputée appelle le candidat LR à s’allier contre la menace de La France insoumise, mais les critiques pleuvent aussi bien du RN que de LFI. Derrière…

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Marion Maréchal tend la main à Bruno Retailleau et défie les calculs partisans

L’eurodéputée appelle le candidat LR à s’allier contre la menace de La France insoumise, mais les critiques pleuvent aussi bien du RN que de LFI. Derrière les appels à l’unité, la droite cherche encore sa stratégie.

Marion Maréchal a voulu briser la glace. Invitée sur BFMTV, l’eurodéputée a directement interpellé Bruno Retailleau, le candidat des Républicains à la présidentielle, en lui tendant la main. Pour elle, rien ne justifie qu’ils restent dans des camps opposés. Pas de divergence idéologique profonde, assure-t-elle. Seulement des « petites logiques partisanes » et des « petits calculs électoraux » qui bloquent toute coopération. Elle va même plus loin en évoquant le score du patron de LR dans les sondages, autour de 8%. À ses yeux, quand on est à ce niveau, on a une responsabilité, celle de tirer les conséquences et de s’allier avec le camp national pour faire face à une « menace de La France insoumise ».

Mais cette main tendue ne fait pas l’unanimité à droite. Sébastien Chenu, vice-président du Rassemblement national, a répondu sans ménagement sur France 3. Pour lui, les Français ne se laissent pas duper. Ils préfèrent toujours l’original à la copie, surtout quand la copie a déjà montré ses limites au gouvernement. Il qualifie carrément le bilan de Bruno Retailleau au ministère de l’Intérieur de « pathétique ». Selon Chenu, le candidat LR tient un discours dans un meeting devant 3 000 personnes, coincé entre des figures comme Valérie Pécresse et Gérard Larcher, mais agit tout à fait différemment une fois au pouvoir. Un manque de crédibilité qui, pour le RN, rend toute alliance suspecte.

De son côté, La France insoumise n’a pas laissé passer l’attaque de Bruno Retailleau. Lors de son premier meeting, le candidat LR avait étrillé le mouvement de Jean-Luc Mélenchon, l’accusant de défendre « un nouvel antisémitisme qui s’abreuve aux sources de l’islamo-gauchisme ». Des propos que Manuel Bompard, coordinateur de LFI, juge indignes de la part d’un ancien ministre. Il estime que Retailleau est « au fond du gouffre », en mal d’existence politique, alors que les sondages le placent autour de 9% des intentions de vote. En insultant une autre formation, il ne ferait que montrer sa faiblesse. Entre appels à l’union et règlements de comptes, la droite semble plus divisée que jamais alors que la campagne présidentielle s’accélère.

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