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Deux lionceaux nés à Paris, une lueur d’espoir pour les lions du Nord

Isis et Inaya viennent de faire leurs premiers pas devant le public. Leur arrivée est une bonne nouvelle pour une sous-espèce qui ne compte plus que 2000…

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Deux lionceaux nés à Paris, une lueur d'espoir pour les lions du Nord

Isis et Inaya viennent de faire leurs premiers pas devant le public. Leur arrivée est une bonne nouvelle pour une sous-espèce qui ne compte plus que 2000 adultes sur Terre.

Isis et Inaya ont à peine deux mois. Ces deux petites lionnes, nées le 2 avril au Parc zoologique de Paris, ont été présentées aux visiteurs ce mercredi. Avec leur mère Asma, elles explorent leur enclos sans crainte, sous l’œil attendri du public. Ce sont les premiers lionceaux à voir le jour dans ce zoo depuis 2016. Leur naissance est bien plus qu’un événement mignon. Elle représente un pas important pour la survie des lions du Nord, une lignée classée en danger.

Les lions du Nord, aussi appelés Panthera leo leo, sont une sous-espèce distincte des lions d’Afrique de l’Est et australe. Selon les spécialistes du parc, il n’en reste plus que 2000 adultes dans le monde. Leur cousin, le lion de l’Atlas, est encore plus rare avec seulement une centaine d’individus, tous en captivité. Isis et Inaya viennent d’un programme européen d’élevage qui cherche à préserver la diversité génétique. Leur père Volcan est arrivé de Rabat en 2020, leur mère Asma de République tchèque en 2023. Le travail a été minutieux. Les équipes ont analysé la semence du père et laissé la nature faire son œuvre. Aujourd’hui, les deux lionceaux tètent bien et ont reçu le colostrum, ce qui garantit une bonne immunité.

Mais la route est encore longue. D’abord, les lionceaux doivent être intégrées au clan. Les lions sont les seuls félins sociaux, explique-t-on au zoo. Dans les mois à venir, elles rencontreront leurs oncles, leurs tantes, puis peut-être leur père. Ensuite, leur avenir dépendra des besoins du programme européen. Elles pourraient rester à Paris ou partir dans un autre zoo. L’objectif est de constituer une population de sauvegarde, à la fois nombreuse et génétiquement saine. Une réintroduction dans la nature reste pour l’instant utopique. Les prédateurs ont besoin de vastes territoires et de proies sauvages, sans parler des conflits avec l’activité humaine. Les chercheurs y travaillent, mais seuls des projets de réserves sanctuaires pourraient un jour redonner une chance aux lions du Nord. Sans l’homme, cette sous-espèce n’aurait pas frôlé l’extinction. Mais sans lui non plus, elle ne pourra pas revenir.

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