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Marco Rubio vient recoller les morceaux avec la Colombie et l’Amérique latine

Le secrétaire d’Etat américain a promis à Bogota un partenariat renforcé après des années de brouille. Sa tournée régionale doit conforter l’influence de…

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Marco Rubio vient recoller les morceaux avec la Colombie et l’Amérique latine

Le secrétaire d’Etat américain a promis à Bogota un partenariat renforcé après des années de brouille. Sa tournée régionale doit conforter l’influence de Washington face à Pékin.

Marco Rubio a choisi Barranquilla, sur la côte caraïbe, pour poser ses valises en Amérique latine. Il y a rencontré Abelardo de la Espriella, le nouveau président colombien, installé au pouvoir en août. Ce dirigeant conservateur a succédé à Gustavo Petro, premier président de gauche de l’histoire du pays, avec qui Washington entretenait des relations glaciales. Le changement de tête a tout transformé. Le secrétaire d’Etat américain parle désormais d’une coopération sans précédent et veut tourner la page de quatre années qualifiées de très mauvaise gestion.

Entre les deux hommes, la complicité n’est pas feinte. Marco Rubio connaît bien le président colombien, un ancien avocat devenu homme d’affaires avant de se lancer en politique. Il a d’ailleurs plaisanté sur son parcours, saluant son énergie et son courage avant d’ajouter qu’il aurait perdu la tête en entrant dans ce métier. Derrière ces sourires, une promesse concrète. Celle de rétablir des liens qui comptent, alors que la Colombie veut redevenir un partenaire majeur des Etats-Unis dans la région.

Les deux pays ne se sont pas contentés des belles paroles. Des accords ont été signés sur les minerais critiques et la coopération nucléaire civile. Bogota affiche une ambition plus large, celle de devenir le premier allié sécuritaire de Washington en Amérique du Sud. Le gouvernement colombien a déjà intensifié ses opérations contre les groupes armés liés au trafic de drogue. En échange, Marco Rubio promet du matériel, du renseignement et des formations spécialisées. Il précise que les Colombiens n’ont pas demandé d’envoi de troupes américaines au sol.

Cette tournée ne s’arrête pas à la Colombie. Marco Rubio doit enchaîner avec l’Equateur, un allié proche de Washington, puis avec le Pérou, dirigé par une femme de droite alignée sur l’administration Trump. Dans toute la région, le vent a tourné. L’Argentine, la Bolivie, le Chili, le Costa Rica, l’Equateur et le Honduras ont vu les forces conservatrices revenir aux affaires. Selon le secrétaire d’Etat, ces gouvernements s’inscrivent dans une même dynamique, un alignement sur les intérêts américains pour faire contrepoids à la montée en puissance de la Chine.

Washington ne cache pas ses ambitions sur ce continent que James Monroe avait déjà désigné comme sa chasse gardée il y a plus de deux siècles. Marco Rubio défend une ligne inspirée de cette vieille doctrine, adaptée au président actuel. Le pétrole vénézuélien illustre cette volonté de mainmise. Un accord récent pourrait donner aux Etats-Unis le contrôle de plus de 65 milliards de barils de réserves, qui se trouvaient auparavant sous influence chinoise, russe et iranienne. Le secrétaire d’Etat estime que ces ressources seront mieux protégées entre les mains américaines. Une conviction qu’il va maintenant défendre tout au long de sa tournée sud-américaine.

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