Planète
Marco Rubio en terrain miné dans le Golfe pour apaiser les craintes sur l’accord iranien
Le chef de la diplomatie américaine entame une tournée express pour calmer les alliés du Golfe, inquiets après la signature d’un protocole avec l’Iran.…


Le chef de la diplomatie américaine entame une tournée express pour calmer les alliés du Golfe, inquiets après la signature d’un protocole avec l’Iran. Ces monarchies pétrolières redoutent que Téhéran ne sorte renforcé de cet accord.
Marco Rubio est arrivé à Abou Dhabi ce mardi. Sa mission est claire. Il doit rassurer des partenaires clés qui ont payé cher la guerre américano-israélienne contre l’Iran. Frappés par des drones et des missiles iraniens pendant le conflit, ces pays ne veulent pas revivre ça. L’accord signé la semaine dernière entre Washington et Téhéran ne mentionne ni les mandataires iraniens ni leurs arsenaux. Les Émirats, le Koweït et Bahreïn attendent des garanties. Rubio le reconnaît. Il promet d’aborder le sujet mais prévient qu’une paix régionale durable passera par l’arrêt des actions du Hamas, du Hezbollah et des groupes armés irakiens soutenus par l’Iran.
Le détroit d’Ormuz est l’autre point brûlant des discussions. L’Iran avait bloqué ce passage stratégique pendant la guerre. Aujourd’hui, Téhéran évoque des frais de gestion. Une idée que Washington rejette catégoriquement. Rubio l’a répété. Aucun pays n’a le droit de taxer une voie navigable internationale. Les alliés du Golle veulent une position ferme. Mais au-delà des paroles, c’est la fiabilité américaine qui est en question. Les pétromonarchies ont dû encaisser seules les représailles iraniennes pendant le conflit. Les analystes le disent. Elles chercheront désormais à diversifier leurs partenaires sécuritaires, ne voyant plus les États-Unis comme un garant sûr.
Reste la question du fonds de 300 milliards de dollars pour reconstruire l’Iran. Les pays du Golfe ne veulent pas mettre la main à la poche. Un responsable émirati l’a affirmé. Son pays n’est impliqué dans aucun fonds de ce type. Rubio écarte aussi toute contribution américaine. Ce pactole, dit-il, dépendra d’un vrai changement de cap de Téhéran. Si l’Iran choisit de devenir une nation normale plutôt qu’une machine à exporter la terreur. En attendant, l’incertitude dure. Les négociateurs ont 60 jours pour boucler un accord définitif. Un délai qui fragilise la stabilité, argument majeur des monarchies du Golfe pour attirer investisseurs et touristes.
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