Politique
Macron veut un bouclier démocratique contre l’IA sauvage
Le chef de l’État français appelle les démocraties à coopérer d’urgence pour réguler les modèles d’intelligence artificielle les plus avancés. Il promet…


Le chef de l’État français appelle les démocraties à coopérer d’urgence pour réguler les modèles d’intelligence artificielle les plus avancés. Il promet aussi un plan d’investissement pour que la France rattrape son retard en moins d’un an.
En clôture du sommet du G7, Emmanuel Macron a lancé un avertissement clair : laisser les intelligences artificielles les plus puissantes se développer sans règles, c’est prendre le risque qu’elles tombent entre de mauvaises mains. Il parle de régimes autoritaires, de menaces pour la cybersécurité et pour nos sociétés tout entières. Sa solution passe par une coopération renforcée entre les démocraties, avec la mise en place d’une plateforme de discussions et de standards communs. Ce travail doit être bouclé d’ici septembre. Le président français insiste sur la nécessité d’une relation fluide entre gouvernements et agences compétentes, y compris en ouvrant davantage la porte au secteur privé.
Mais la France ne veut pas se contenter de donner des leçons. Macron assure que l’Hexagone fait partie des rares pays capables de rivaliser avec les géants chinois et américains sur les modèles d’IA de pointe. Pour tenir cette promesse, il annonce une accélération massive des investissements et de la puissance de calcul disponible. L’objectif est de combler le retard dans les six à douze mois à venir. Un calendrier ambitieux, dicté par la course technologique mondiale.
Les choses se compliquent sur le terrain diplomatique. Les pays du G7 peinent à s’entendre, notamment sur la taxation et la régulation du numérique. Donald Trump n’a pas attendu d’arriver en France pour hausser le ton. Il a menacé d’imposer des droits de douane de 100% sur le vin français si Paris ne supprime pas sa taxe qui vise les revenus des géants de la tech comme Apple, Google ou Meta. Les deux pays ont finalement convenu de chercher une solution à l’amiable, mais le dossier reste très sensible. Le Canada a déjà dû céder l’an dernier pour préserver ses négociations commerciales avec Washington. Et pour enfoncer le clou, l’administration Trump vient d’exiger d’une start-up américaine d’IA qu’elle bloque l’accès à ses deux modèles les plus performants pour tout ressortissant étranger. Au nom de la sécurité nationale.
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