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Lyhanna, 11 ans, disparue : Macron pointe du doigt les failles de la justice

Le corps d’une collégienne a été retrouvé une semaine après sa disparition dans le Gers. Le principal suspect était déjà visé par des plaintes pour viol…

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Lyhanna, 11 ans, disparue : Macron pointe du doigt les failles de la justice

Le corps d’une collégienne a été retrouvé une semaine après sa disparition dans le Gers. Le principal suspect était déjà visé par des plaintes pour viol, classées sans suite ou en attente. Emmanuel Macron parle d’un « dysfonctionnement ».

C’est une affaire qui secoue la France et relance le débat sur le traitement judiciaire des violences sexuelles. Lyhanna, 11 ans, a disparu le 29 mai à Fleurance dans le Gers. Un corps a été retrouvé jeudi, portant des vêtements similaires à ceux de la jeune fille. Les analyses sont en cours pour confirmer son identité. Un homme de 41 ans, que Lyhanna connaissait par l’intermédiaire de sa propre fille, a été mis en examen et placé en détention pour enlèvement et séquestration. La collégienne avait été vue pour la dernière fois dans sa voiture.

Mais ce qui inquiète, c’est ce que l’enquête a révélé sur le passé du suspect. Avant la disparition de Lyhanna, il était déjà sous le coup de plusieurs procédures judiciaires. Une plainte pour viol sur une mineure de 15 ans, déposée en 2022, a été classée sans suite en 2024. Une autre plainte pour viol, déposée en août 2025, n’avait pas encore donné lieu à une audition du suspect. Et mercredi, jour de la découverte du corps, une troisième plainte pour viol sur mineur a été déposée. Trois affaires donc, dont deux étaient déjà connues, sans qu’aucune suite ferme n’ait été donnée.

Emmanuel Macron a réagi depuis le Monténégro, où il participait à un sommet. « Il est clair qu’il y a un dysfonctionnement », a-t-il tranché. « Des failles se sont révélées. C’est inacceptable. » Le chef de l’État a promis des enquêtes « très rapides » pour clarifier les responsabilités. De son côté, le Premier ministre Sébastien Lecornu a réuni en urgence le ministre de la Justice Gérald Darmanin et le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez. Darmanin, qui doit s’exprimer au JT de TF1, avait déjà dénoncé jeudi un « dysfonctionnement révélateur de notre mauvaise organisation ». L’affaire prend un tour politique. Elle pose une question brutale comment un suspect signalé à plusieurs reprises a-t-il pu rester libre jusqu’à enlever une enfant

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