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L’ultra fast fashion bientôt punie par la loi

Députés et sénateurs viennent de trouver un accord pour freiner la mode jetable venue d’Asie. Shein et Temu dans le viseur, avec une amende qui pourrait…

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L'ultra fast fashion bientôt punie par la loi

Députés et sénateurs viennent de trouver un accord pour freiner la mode jetable venue d’Asie. Shein et Temu dans le viseur, avec une amende qui pourrait grimper jusqu’à 50% du prix.

C’est une première en France. Après plus de deux ans de discussions, parlementaires et sénateurs ont validé mercredi une version commune de la proposition de loi contre la « fast fashion ». Le texte veut s’attaquer aux géants asiatiques comme Shein ou Temu, accusés de noyer le marché avec des vêtements bon marché, fabriqués à la chaîne, souvent toxiques pour l’environnement et la santé. Les marques européennes comme Zara ou Kiabi sont pour l’instant épargnées, grâce à une définition juridique très précise de ce qu’on appelle « l’ultra fast fashion ».

Le mécanisme phare de cette loi, c’est un malus financier progressif. D’ici 2030, les produits concernés pourront être taxés jusqu’à 50% de leur prix hors taxe, avec un plafond de 10 euros par article. Une manière de rendre ces vêtements moins attractifs et de financer la transition vers une mode plus durable. Mais le texte laisse le gouvernement fixer les détails par décret, ce qui ouvre une marge de manœuvre pour adapter la mesure aux réalités économiques. Par ailleurs, l’interdiction de la publicité pour ces marques d’ultra fast fashion a été réintroduite, même si certains experts doutent qu’elle soit compatible avec le droit européen.

L’accord a été salué comme un « signal clair » pour les entreprises françaises et européennes qui essayent de faire mieux. Mais attention, cette loi ne résoudra pas tout. Elle cible avant les grandes plateformes asiatiques, pas l’ensemble du secteur textile. Le chemin législatif n’est pas tout à fait terminé : le vote final est prévu au Sénat le 29 juin, après un passage à l’Assemblée le 24. Si tout se passe bien, la France deviendra l’un des premiers pays à pénaliser aussi lourdement la mode ultra-éphémère.

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