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L’ultime adieu à Éric Roy, celui qui a ressuscité Brest

Sous le soleil de Nice, la cathédrale Sainte-Réparate n’a pas suffi à contenir la foule venue dire au revoir à l’entraîneur du Stade Brestois. Sa famille…

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L'ultime adieu à Éric Roy, celui qui a ressuscité Brest

Sous le soleil de Nice, la cathédrale Sainte-Réparate n’a pas suffi à contenir la foule venue dire au revoir à l’entraîneur du Stade Brestois. Sa famille, ses joueurs, ses amis et tout le football français ont rendu hommage à un homme qui s’est battu jusqu’au bout.

L’émotion était palpable dans le Vieux-Nice. Mardi, des centaines de personnes se sont rassemblées pour célébrer la vie d’Éric Roy, décédé le 17 juin après trois ans de combat contre un cancer du pancréas. Sa fille, Victoria Rose, a pris la parole la première, offrant un témoignage qui a serré les gorges de l’assistance.

Maurice Cohen, le président de l’OGC Nice, était là aussi. Il connaissait Éric depuis l’enfance, « à l’âge de 6 ans », a-t-il rappelé. Il a salué « le sourire, la gentillesse et la fidélité » de celui qui a porté le maillot des Aiglons à 188 reprises. Un joueur d’abord, un homme ensuite, qui a marqué son club de cœur.

Mais c’est à Brest que « King » Roy a écrit sa plus belle page d’entraîneur. Arrivé en janvier 2023 sans adjoint et avec un simple contrat de six mois, il a sauvé le club de la relégation. Puis il a obtenu une prolongation de deux ans. Et là, le miracle a eu lieu. Sous sa direction, le Stade Brestois a terminé troisième de Ligue 1 en 2023-2024 et s’est offert une campagne de Ligue des champions mémorable. Ses joueurs étaient présents à Nice : Brendan Chardonnet, Hugo Magnetti, Pierre Lees-Melou, Kenny Lala, Romain Del Castillo, sans oublier son staff. Ils sont venus dire adieu à celui qui les a menés si haut.

Jérôme Alonzo, l’un de ses amis proches, a livré un message puissant. « Je n’ai pas envie d’être triste parce que ça a été un beau moment, a-t-il confié. Il a côtoyé le bonheur et le malheur durant trois ans et tout le monde a gardé le secret. C’est génial, parce qu’il a pu partir sereinement. » Parmi la foule, on croisait aussi des visages célèbres du foot : Laurent Blanc, Christophe Galtier, Bruno Genesio, Claude Puel. Tous étaient là pour un dernier hommage à un technicien discret mais immense, un homme qui a donné ses plus belles années au football.

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