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L’ombre d’Apple assombrit Wall Street, la tech à la peine

La Bourse de New York a fini en ordre dispersé jeudi. Apple a dévissé de plus de 6%, effaçant 250 milliards de dollars en une seule séance.

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L'ombre d'Apple assombrit Wall Street, la tech à la peine

La Bourse de New York a fini en ordre dispersé jeudi. Apple a dévissé de plus de 6%, effaçant 250 milliards de dollars en une seule séance.

Le Nasdaq a cédé 0,46% pendant que le Dow Jones grappillait 0,14%. L’indice élargi S&P 500, lui, est resté quasiment inchangé. En coulisses, le secteur technologique a vécu une journée à deux vitesses. Apple a annoncé une hausse des prix de ses Mac, iPad et accessoires dans le monde entier, justifiée par l’envolée du coût des puces mémoire liée à l’intelligence artificielle. Résultat, l’action a plongé de 6,12% à 275,15 dollars. C’est l’équivalent de plus de 250 milliards de dollars de valeur boursière partis en fumée. Microsoft a lui aussi prévu d’augmenter le prix de ses consoles Xbox à partir du 1er août, invoquant les mêmes raisons. Pourtant, son action a grimpé de 3,46%.

Les bonnes nouvelles sont venues de Micron, le géant des puces mémoire. Le groupe a dévoilé des résultats historiques avec un chiffre d’affaires en hausse de 346% sur un an et un bénéfice net multiplié par quinze. Son action a bondi de 15,74%. Mais cette performance n’a pas suffi à rassurer les investisseurs sur l’ensemble du secteur. Les inquiétudes persistent autour des valorisations astronomiques des géants de la tech et de la rentabilité future des investissements dans l’IA. Beaucoup de ces entreprises s’endettent pour financer leur développement, ce qui fait monter la pression.

Du côté des indicateurs économiques, l’inflation PCE du mois de mai est ressortie à 4,1% sur un an, son plus haut niveau depuis trois ans. Comme ce chiffre était attendu, les marchés l’ont digéré sans broncher. La croissance du PIB américain au premier trimestre a été revue en nette hausse à 2,1%. Sur le marché obligataire, le rendement des emprunts d’État à dix ans est resté stable à 4,39%. Une séance qui illustre bien les tensions qui traversent actuellement la première place financière mondiale.

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