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L’Iran ferme la porte à toute route parallèle dans le détroit d’Ormuz

Téhéran prévient les navires qu’ils n’ont qu’un seul itinéraire autorisé. Le moindre écart pourrait relancer les hostilités avec les États-Unis, déjà…

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L’Iran ferme la porte à toute route parallèle dans le détroit d’Ormuz

Téhéran prévient les navires qu’ils n’ont qu’un seul itinéraire autorisé. Le moindre écart pourrait relancer les hostilités avec les États-Unis, déjà ravivées ces derniers jours.

Depuis la réouverture partielle du détroit d’Ormuz la semaine dernière, l’Iran impose un couloir unique le long de ses côtes. Le ministre des Affaires étrangères Abbas Araghchi a répété dimanche que son pays est le seul responsable de la gestion de cette voie maritime stratégique, large d’une trentaine de kilomètres. Les navires qui choisiraient un autre chemin risquent d’accroître les tensions dans une région déjà sous pression. Cette mise en garde intervient alors que les États-Unis et leurs alliés ont annoncé une route de navigation temporaire, coordonnée avec l’ONU, pour évacuer les marins et les bateaux bloqués. Des dizaines de navires l’ont déjà empruntée cette semaine.

Mais pour Téhéran, cette initiative est une ingérence. Les Gardiens de la Révolution ont prévenu que les contrevenants seront traités avec une fermeté accrue. Jeudi, un cargo a été touché par un projectile d’origine inconnue. Les États-Unis ont accusé l’Iran d’être derrière cette attaque et ont riposté en frappant le sol iranien. L’Iran a répliqué contre des positions américaines, notamment à Bahreïn. Le même scénario s’est répété samedi après qu’un pétrolier a été visé. L’aviation américaine a bombardé des infrastructures militaires iraniennes et Donald Trump a menacé d’anéantir l’Iran. Téhéran a répondu en tirant des missiles et des drones vers le Koweït et Bahreïn.

Cette escalade fragilise le protocole d’accord signé le 17 juin entre les deux pays. Ce texte prévoit une période de négociations de 60 jours avant un accord final sur le contrôle du détroit et le programme nucléaire iranien. Mais chaque incident compromet un peu plus cette trêve fragile. Pour certains experts, l’Iran cherche à maintenir une pression constante sans déclencher un conflit généralisé. Le détroit d’Ormuz n’est pas qu’un enjeu militaire : avant la guerre, 20 % du commerce mondial d’hydrocarbures y transitaient. Chaque nouvelle menace fait trembler les marchés et rappelle à quel point ce corridor reste un baril de poudre géopolitique.

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