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Votre pension complémentaire dépend de ces deux chiffres

Ils sont fixés chaque année et peuvent sembler abstraits. Pourtant, ce sont eux qui décident du montant de votre retraite complémentaire quand vous serez…

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Votre pension complémentaire dépend de ces deux chiffres

Ils sont fixés chaque année et peuvent sembler abstraits. Pourtant, ce sont eux qui décident du montant de votre retraite complémentaire quand vous serez à la retraite.

Au moment de prendre sa retraite, un salarié du privé touche deux pensions. La première, la retraite de base, dépend de votre salaire et du nombre de trimestres cotisés. La seconde, c’est la retraite complémentaire versée par l’Agirc‑Arrco. Elle fonctionne sur un principe différent. Pendant toute votre carrière, chaque cotisation versée par vous et votre employeur est transformée en points. Ce sont ces points qui, au moment du départ, donneront une somme annuelle. L’enjeu est de taille car cette complémentaire représente entre 30 et 40% de la pension totale pour plus de 14 millions de retraités aujourd’hui.

Pour que la conversion des cotisations en points fonctionne, deux valeurs sont fixées chaque année par les partenaires sociaux. La première s’appelle le prix d’achat du point. En 2026, il est de 20,1877 euros. C’est le montant théorique qu’il faut cotiser pour obtenir un point de retraite. La seconde, c’est la valeur de service du point. Cette année, elle est de 1,4386 euros. C’est ce que rapporte chaque point quand on liquide sa pension. Un exemple concret permet de comprendre. Si un salarié a accumulé 4 000 points au fil de sa carrière, sa retraite complémentaire brute annuelle sera de 4 000 multiplié par 1,4386 euro, soit 5 754 euros par an, environ 479 euros par mois.

Comment les euros cotisés deviennent-ils des points ? L’Agirc‑Arrco prend en compte l’assiette des cotisations, c’est-à-dire la rémunération brute soumise aux charges sociales. Sont inclus le salaire de base, les primes, les bonus, les avantages en nature, les indemnités de congés payés. En revanche, les frais professionnels ou les indemnités de licenciement sont exclus. Cette assiette est ensuite découpée en tranches, définies par le plafond annuel de la Sécurité sociale (PASS). En 2026, le PASS est de 48 060 euros. La tranche 1 concerne les salaires jusqu’à ce plafond, soit 4 005 euros par mois. La tranche 2 couvre la partie de salaire comprise entre une et huit fois le PASS, soit jusqu’à 384 480 euros par an. Concrètement, un salarié qui gagne 2 800 euros brut par mois cotise uniquement en tranche 1. Un autre qui touche 6 500 euros cotisera en tranche 1 pour les premiers 4 005 euros, puis en tranche 2 pour le reste. Sur chaque tranche, la cotisation est répartie à 60% pour l’employeur et 40% pour le salarié, sauf si une convention de branche prévoit des conditions plus favorables.

Ce mécanisme de calcul peut paraître complexe, mais heureusement un outil simple existe. Sur le site officiel de l’Agirc‑Arrco, un simulateur en ligne permet à chaque salarié d’estimer le montant de sa future retraite complémentaire. Il suffit de renseigner ses salaires passés et à venir pour obtenir une projection personnalisée. C’est un moyen concret de vérifier l’impact des deux chiffres clés sur ses propres droits.

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