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La canicule s’éloigne, les hôpitaux restent en surchauffe

Après onze jours de chaleur record et de violents orages, la France respire enfin. Mais les conséquences sur la santé se font encore sentir et les…

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La canicule s'éloigne, les hôpitaux restent en surchauffe

Après onze jours de chaleur record et de violents orages, la France respire enfin. Mais les conséquences sur la santé se font encore sentir et les services d’urgences sont sous tension, jusqu’à redouter une hausse des décès.

Ce dimanche, le mercure redevient supportable sur la majeure partie du territoire. Seuls le Bas-Rhin et le Haut-Rhin restent en vigilance rouge jusqu’en fin de soirée. Une masse d’air plus frais venue de l’ouest chasse progressivement la fournaise, qui se décale vers l’est de l’Europe. Un soulagement pour les millions de Français qui ont enchaîné les nuits tropicales, lorsque le thermomètre ne descendait pas sous les 20 degrés. Beaucoup ont perdu plusieurs heures de sommeil, épuisés par cette chaleur persistante. En parallèle, de forts orages ont éclaté dans plusieurs régions, avec des rafales violentes, des éclairs intenses et de la grêle. Ces phénomènes marquent la fin de l’épisode caniculaire, mais pas ses répercussions.

Les hôpitaux paient encore le prix de cette vague de chaleur historique. Les passages aux urgences ont bondi de 36% par rapport à un jour normal, avec un nombre toujours élevé d’arrêts cardiaques. Les cas de déshydratation et de décompensation de maladies chroniques restent nombreux. En Île-de-France et en Moselle, le plan blanc a été déclenché pour faire face à l’afflux de patients. Les établissements parisiens évoquent une saturation exceptionnelle. Si les soignants redoutent une surmortalité, ils espèrent que les progrès depuis la canicule de 2003 limiteront les dégâts. À l’époque, près de 15 000 personnes étaient mortes. Cette année, la chaleur a déjà fait 5 700 victimes. Dans les funérariums, les chambres sont pleines, notamment à Paris où les deux sites intra-muros n’ont plus de place et doivent se tourner vers la banlieue.

La canicule a aussi eu des effets en cascade au-delà des hôpitaux. Les noyades se multiplient avec 74 décès recensés depuis le 18 juin, un lien indirect avec la chaleur qui pousse à se baigner. Les soldes d’été, eux, ont démarré au ralenti car les consommateurs ont déserté les magasins. Pour relancer les achats, les promotions ont été prolongées d’environ une semaine. En Europe aussi, la vague de chaleur a frappé fort. L’Allemagne, le Danemark et la République tchèque ont enregistré des records absolus de température. La France sort donc d’un épisode intense qui, selon les météorologues, dépasse celui d’août 2003 par sa vigueur, même s’il est similaire en durée. Mais si le pic est passé, ses stigmates sanitaires restent devant nous pour plusieurs jours encore.

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