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L’Iran dit non aux promesses américaines sans garanties écrites

Téhéran pose ses conditions dans les négociations avec Washington : des droits garantis, rien de moins. Les deux capitales s’observent, entre méfiance et…

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L’Iran dit non aux promesses américaines sans garanties écrites

Téhéran pose ses conditions dans les négociations avec Washington : des droits garantis, rien de moins. Les deux capitales s’observent, entre méfiance et escalade militaire.

Les discussions entre l’Iran et les États-Unis sont toujours en cours, mais la confiance est au plus bas. Ce dimanche, le régime iranien a clairement fait savoir qu’il n’accepterait aucun accord sans avoir la certitude que ses droits sont pleinement protégés. Le ministre des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a même jugé que tout ce qui se dit aujourd’hui n’est que spéculation et ne doit pas être pris au sérieux. Le ton est donné : Téhéran ne croit ni aux paroles ni aux promesses américaines. Derrière cette posture, c’est toute la mécanique des négociations qui tient en équilibre.

De l’autre côté, Washington semble vouloir durcir le jeu. Selon des informations, Donald Trump aurait envoyé une nouvelle version d’un possible protocole d’accord à Téhéran, plus ferme que la précédente. Sa priorité reste d’empêcher l’Iran de se doter de l’arme nucléaire, même si le pays a toujours nié vouloir franchir ce cap. Les États-Unis frappent aussi sur le terrain militaire : ils maintiennent un blocus sur les ports iraniens et viennent de mettre à l’arrêt un cargo suspecté de violer les sanctions. En représailles, les Gardiens de la Révolution affirment avoir abattu un drone américain qui s’approchait de leurs eaux territoriales. Pendant ce temps, l’Iran profite du cessez-le-feu pour déblayer les entrées de tunnels dans les sites bombardés, comme si la trêve n’était qu’une respiration avant la suite.

Au Liban, la guerre continue malgré la trêve officielle du 17 avril. L’armée israélienne avance dans le sud et s’est emparée de la forteresse médiévale de Beaufort, un site symbolique où elle avait déjà été postée pendant l’occupation. Pour le Premier ministre israélien, c’est un tournant décisif. Mais pour la France, rien ne justifie cette escalade. Paris a demandé une réunion d’urgence au Conseil de sécurité de l’ONU, prévue lundi. L’Iran, de son côté, exige que tout futur accord inclue la fin des hostilités contre le Hezbollah, son allié libanais. Autant de conditions qui montrent que le chemin vers la paix est encore semé d’embûches.

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