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Économie

L’immigration et une longévité revue à la baisse freinent le naufrage des comptes publics

Des prévisions démographiques inattendues pourraient sauver le budget de l’État à moyen terme, sans pour autant résoudre la crise des retraites.

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L'immigration et une longévité revue à la baisse freinent le naufrage des comptes publics

Des prévisions démographiques inattendues pourraient sauver le budget de l’État à moyen terme, sans pour autant résoudre la crise des retraites.

Les projections officielles tablaient sur une explosion des dépenses liées au vieillissement. Mais les dernières estimations chamboulent la donne. D’un côté, l’immigration devrait augmenter plus vite que prévu, ce qui veut dire plus de cotisants et moins de pression sur le système de retraite. De l’autre, l’espérance de vie progresse moins rapidement qu’anticipé. Résultat le nombre de retraités et la durée des pensions versées augmentent moins vite. Ce double effet limite le dérapage budgétaire à l’horizon des dix prochaines années.

Concrètement, ces deux tendances agissent comme un amortisseur. Plus d’immigrés actifs, c’est plus de travailleurs pour financer les pensions des anciens. Une espérance de vie qui stagne, c’est moins d’années de retraite à financer. Les économistes parlent d’un rééquilibrage mécanique. Mais attention ce coup de pouce démographique ne règle pas tout. Il repousse seulement l’échéance. Le système reste fragile, notamment parce que les naissances sont en berne et que la population active continuera de diminuer sans apports extérieurs.

À moyen terme, le gouvernement peut souffler un peu. Les caisses de retraite ne se videront pas aussi vite que redouté. Mais les défis restent entiers. Car si l’immigration et la baisse de la longévité freinent la casse, elles ne suffiront pas à équilibrer les comptes sur le long terme. Les décideurs devront trancher entre hausse des cotisations, recul de l’âge de départ ou baisse des pensions. Pour l’instant la démographie leur offre un répit, pas une solution.

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