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Les rails souffrent de la canicule, voici comment la SNCF tente de garder les trains sur les voies

Les températures extrêmes ne mettent pas seulement les organismes à rude épreuve elles fragilisent aussi tout le réseau ferroviaire. Entre rails qui se…

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Les rails souffrent de la canicule, voici comment la SNCF tente de garder les trains sur les voies

Les températures extrêmes ne mettent pas seulement les organismes à rude épreuve elles fragilisent aussi tout le réseau ferroviaire. Entre rails qui se déforment et caténaires qui lâchent la SNCF doit trouver des parades pour éviter le chaos.

Les fortes chaleurs sont un vrai casse-tête pour les chemins de fer français. Le problème ne vient pas seulement du fait qu’il fait chaud le jour, mais aussi que la nuit, la température ne redescend pas assez. Résultat, les infrastructures accumulent la chaleur et finissent par céder. La France dispose d’un réseau parmi les plus performants d’Europe, mais certaines portions sont très anciennes et conçues pour un climat moins extrême. D’habitude, les canicules sont courtes et localisées. Cette année, l’épisode dure depuis plus d’une semaine et touche tout le pays, ce qui met le système à rude épreuve.

Pour éviter les accidents, la SNCF a dû prendre des mesures radicales. Elle a retiré de la circulation certaines rames qui ne supportent pas la chaleur, notamment les trains Corail des années 1970. Ces vieilles voitures assurent des liaisons importantes comme Paris-Clermont, Paris-Limoges-Toulouse ou Marseille-Toulouse. En Île-de-France, un train sur dix a été tout simplement supprimé cette semaine. L’objectif est clair moins de trains sur les voies permet de réduire la pression sur les rails et d’éviter qu’ils ne se dilatent trop ou que les caténaires ne cassent, comme cela s’est produit le 18 juin à la gare de l’Est.

Plusieurs pistes existent pour rendre le réseau plus résistant à la chaleur. L’une d’elles consiste à abaisser la vitesse des trains quand il fait très chaud. Des capteurs pourraient être installés sur les rails pour mesurer leur température en temps réel. Une autre idée, plus surprenante, serait de peindre les rails en blanc. La peinture claire réfléchirait une partie des rayons du soleil et ferait baisser la température du métal de cinq à dix degrés, selon des chercheurs. Pour les caténaires, la solution existe mais elle coûte cher il faudrait les remplacer par des installations fixes et rigides, mais sur de longues distances, l’addition devient trop salée. Pas question non plus de copier les pays très chauds comme l’Inde ou l’Afrique, car leurs trains roulent beaucoup moins vite et n’ont pas les mêmes exigences de précision. En Amérique du Nord, les trains circulent souvent au diesel et n’ont donc pas de problème de caténaires. La France doit donc inventer ses propres solutions.

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