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Les parents parisiens plébiscitent le retour à la semaine de quatre jours

Une convention citoyenne de parents d’élèves recommande très largement le passage à quatre jours d’école dans la capitale. Le maire PS Emmanuel Grégoire…

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Les parents parisiens plébiscitent le retour à la semaine de quatre jours

Une convention citoyenne de parents d’élèves recommande très largement le passage à quatre jours d’école dans la capitale. Le maire PS Emmanuel Grégoire, favorable au maintien des 4,5 jours, s’engage à étudier toutes les options d’ici juillet.

La messe n’est pas encore dite mais les grandes lignes se dessinent. Sur 77 parents d’élèves tirés au sort, représentant 72 écoles parisiennes, 77% se sont prononcés en faveur d’une semaine scolaire de quatre jours, sans classe le mercredi. Leur argument tient en trois mots : des repères stables. Avec des journées d’école identiques du lundi au vendredi, les enfants savent à quoi s’attendre, les animateurs peuvent être recrutés plus facilement et les activités du mercredi gagnent en qualité. Philippe Dervaux, l’un des rapporteurs de la convention, résume la position : quand le périscolaire s’organise sur une journée entière, on peut exiger plus de compétences des encadrants. Ce scénario l’emporte très nettement devant la proposition d’une semaine à cinq jours avec des horaires identiques, qui recueille 49% d’avis favorables. L’organisation actuelle, avec des activités périscolaires réparties sur les après-midi de mardi et vendredi, est clairement rejetée.

Ce débat n’arrive pas par hasard. Depuis début 2026, la ville de Paris est secouée par un scandale de violences sexuelles dans le périscolaire. Pas moins de 132 animateurs ont été suspendus, dont 52 pour des suspicions de violences sexuelles ou sexistes. Emmanuel Grégoire lui-même parle d’un caractère systémique. Un plan d’action de 20 millions d’euros a été lancé. Dans ce contexte tendu, la convention citoyenne a été mise sur pied pour repenser de fond en comble l’organisation du temps des enfants. Les parents qui ont participé aux auditions et aux visites de terrain estiment que la désorganisation actuelle est en partie responsable des problèmes. Un emploi du temps clair et stable, c’est aussi une manière de mieux protéger les enfants.

Le maire de Paris ne cache pas ses propres convictions. Emmanuel Grégoire a répété qu’à titre personnel il préfère la semaine de 4,5 jours, dans la lignée de la convention nationale sur les temps de l’enfant lancée en 2025. Mais il a aussi promis d’étudier tous les scénarios mis sur la table. Devant les membres de la convention, il a déclaré : vos recommandations ne sont pas mes convictions, mais nous allons travailler à toutes les options. Il s’est engagé à arrêter une position avant le Conseil de Paris de la mi-juillet. Cependant, une réforme des rythmes scolaires ne pourrait pas entrer en vigueur avant la rentrée 2027. En attendant, des mesures plus urgentes sont annoncées pour cet été et la rentrée de septembre, notamment dans les centres de loisirs.

Autre sujet brûlant : la précarité des animateurs. Sur les 14 000 personnes qui encadrent le périscolaire parisien, l’immense majorité sont des vacataires, sans statut stable. Les syndicats du secteur ont déjà appelé à deux grèves et manifestations depuis l’élection d’Emmanuel Grégoire. Ils réclament des centaines de recrutements dans une filière en sous-effectif chronique où le taux d’encadrement légal n’est pas toujours respecté. Ils s’inquiètent aussi d’un climat de suspicion généralisée après les suspensions parfois jugées sans discernement pour des violences éducatives dites ordinaires. Le maire s’est engagé à annoncer en juillet des mesures de déprécarisation de la filière, sans donner plus de détails pour l’instant.

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