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Les magistrats ne font plus confiance à Gérald Darmanin

En pleine affaire Lyhanna, le garde des Sceaux a sanctionné un magistrat avant la fin de l’enquête. L’Union syndicale des magistrats lui signifie qu’il a…

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Les magistrats ne font plus confiance à Gérald Darmanin

En pleine affaire Lyhanna, le garde des Sceaux a sanctionné un magistrat avant la fin de l’enquête. L’Union syndicale des magistrats lui signifie qu’il a perdu leur confiance, l’accusant de s’être protégé plutôt que de protéger la justice.

L’affaire a mis le feu aux poudres. La petite Lyhanna est morte, et rapidement, un nom refait surface : Jérôme Barella, le meurtrier présumé. Problème : cet homme n’avait jamais été inquiété par la justice, alors qu’une plainte pour viols avait été déposée moins d’un an avant les faits. Pour Gérald Darmanin, la réaction est immédiate. Il réclame une enquête administrative et, surtout, il prend une sanction contre un substitut de la procureure d’Auch sur la base d’un simple pré-rapport. Sans attendre les conclusions définitives, sans laisser le temps à la procédure de suivre son cours.

Pour les magistrats, c’est un coup de trop. Dans un communiqué, l’Union syndicale des magistrats (USM) ne mâche pas ses mots. Le ministre a « perdu la confiance » de la profession, explique-t-elle. La raison ? Il les a « jetés en pâture » après la mort de Lyhanna, sans jamais une seule fois remettre en cause sa propre responsabilité. Une attaque directe, qui dépasse le simple incident de parcours.

Aurélien Martini, secrétaire général adjoint de l’USM, enfonce le clou avec des mots très durs. Il dit à Darmanin que certains voient dans sa conduite « le seul souhait de vous protéger et d’éviter que soit questionnée votre responsabilité comme garde des Sceaux mais également antérieurement comme ministre de l’Intérieur ». Et il lui rappelle une chose simple : « La responsabilité des magistrats n’est pas taboue, dites-vous, monsieur le ministre. C’est vrai, la vôtre non plus. » La sanction contre le substitut d’Auch ? Martini l’interprète comme la recherche d’un bouc émissaire. « Si des fautes personnelles ont été commises, elles seront sanctionnées, nous n’avons aucune difficulté avec cela, mais votre responsabilité reste entière », prévient-il. Le message est clair : la confiance est rompue, et les magistrats ne comptent pas laisser passer ça.

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