Monde
L’électorat népalais consacre l’ascension d’une nouvelle classe politique

Les résultats définitifs des élections législatives confirment la victoire écrasante du mouvement porté par Balendra Shah, le maire de Katmandou, face aux formations traditionnelles. Cette percée marque un tournant profond dans le paysage politique du pays.
Le scrutin législatif a livré son verdict sans appel. Le Rastriya Swatantra Party, conduit par le maire de la capitale, Balendra Shah, obtient une majorité absolue au sein de la chambre basse du Parlement. Les derniers décomptes attribuent à cette formation centriste près des deux tiers des sièges mis en jeu au scrutin uninominal. Elle domine également le vote à la proportionnelle. Cette performance consacre l’échec retentissant des partis établis, le Congrès népalais et la formation communiste de l’ancien chef du gouvernement, KP Sharma Oli, qui ne recueillent qu’une poignée d’élus.
Cette victoire couronne la stratégie politique de Balendra Shah, figure montante devenue le principal porte-parole des aspirations exprimées lors des mobilisations de l’an dernier. À 35 ans, l’édile, issu de la scène musicale, incarne désormais le renouvellement générationnel réclamé par une partie importante de la population. Son succès électoral, acquis face à un vétéran de la politique ayant occupé à plusieurs reprises la fonction de Premier ministre, est perçu comme le signe d’une défiance durable envers les élites traditionnelles.
Les observateurs internationaux présents lors du vote ont salué le déroulement paisible des opérations, soulignant l’attachement des citoyens aux processus démocratiques. La commission électorale doit finaliser la proclamation des résultats dans les prochaines heures, tandis que la répartition complète des sièges, intégrant la représentation proportionnelle, nécessitera quelques jours supplémentaires.
Parallèlement, le gouvernement intérimaire dirigé par Sushila Karki a reçu le rapport de la commission d’enquête sur les événements de septembre. Ces manifestations, parties d’une mobilisation en ligne avant de dénoncer la corruption et le chômage endémique, avaient provoqué d’importantes violences et conduit à la démission de l’exécutif. Les conclusions de cette enquête, qui a entendu de nombreux témoins dont l’ancien Premier ministre, n’ont pas été rendues publiques. Les autorités actuelles ont indiqué examiner la suite à donner à ce document.

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