Monde
Le procès du maire d’Istanbul s’ouvre dans un climat de forte tension politique


_**Un an après son incarcération, l’édile de la métropole turque, figure centrale de l’opposition, comparaît ce lundi dans une affaire aux allures de règlement de comptes judiciaire.**_
L’audience du maire d’Istanbul, Ekrem Imamoglu, s’est ouverte ce lundi matin devant le tribunal de Silivri, situé à l’ouest de la ville. L’élu, détenu depuis exactement un an, fait face à une série d’accusations pénales d’une ampleur exceptionnelle. Le parquet le soupçonne d’avoir dirigé une organisation criminelle et l’a inculpé sur plus de cent quarante chefs d’accusation, ce qui pourrait théoriquement conduire à une peine de prison dépassant les deux millénaires.
Son arrestation, intervenue le jour même de sa désignation comme candidat présidentiel par le principal parti d’opposition, le CHP, avait provoqué une onde de choc dans la vie politique nationale. Beaucoup y avaient vu une manœuvre destinée à écarter du scrutin un rival jugé capable de menacer le président sortant, Recep Tayyip Erdogan. L’audience de ce lundi marque le début formel d’un processus judiciaire colossal, impliquant au total plus de quatre cents prévenus, et dont l’acte d’accusation s’étend sur plusieurs milliers de pages.
La tenue du procès dans l’enceinte même du complexe pénitentiaire où l’édile est incarcéré, ainsi que les restrictions drastiques imposées par les autorités, alimentent les critiques sur l’indépendance de la justice. Les rassemblements de soutien ont été interdits aux abords du tribunal et le nombre de journalistes accrédités pour suivre les débats a été sévèrement limité. Des organisations internationales de défense des droits humains ont dénoncé à plusieurs reprises ce qu’elles qualifient d’instrumentalisation du système judiciaire à des fins politiques, visant selon elles à museler toute voix dissidente.
Au-delà de l’issue de ce procès, l’avenir politique d’Ekrem Imamoglu semble compromise par un autre contentieux. Une procédure distincte remet en cause la validité de son diplôme universitaire, une condition constitutionnelle indispensable pour toute candidature à la présidence. Cette double pression judiciaire pourrait, selon les analystes, le rendre inéligible et ainsi redessiner la carte de l’opposition en vue du prochain scrutin présidentiel. La direction du CHP a d’ores et déjà annoncé son intention de manifester sa solidarité, malgré les interdictions, signe que ce procès dépasse largement le cadre strictement pénal pour incarner un affrontement politique majeur.





CultureEn Ligne 7 joursAreski Belkacem s’éteint à 86 ans, laissant l’empreinte d’une complicité musicale unique



PolitiqueEn Ligne 5 joursPensions supérieures à 3000 euros les retraités aisés bientôt privés d’augmentation automatique



SportsEn Ligne 6 joursFlavio Cobolli, ce tennisman qui ne dort jamais sans son maillot de la Roma



ÉconomieEn Ligne 6 joursUn monde à 5 000 euros par mois pour tous le rêve réaliste de Thomas Piketty



CultureEn Ligne 7 joursAreski Belkacem, le compagnon de route de Brigitte Fontaine, s’en est allé à 86 ans



Faits DiversEn Ligne 3 joursApéro et jeu d’arme mortels le chef de groupe avoue avoir fait disparaître les preuves



CultureEn Ligne 4 joursL’Obamalisque de Chicago le musée Obama à 850 millions qui divise



SportsEn Ligne 5 joursTrophée des Champions 2026 PSG Lens le stade se joue au tirage au sort








